Texte et photos par Maria BOGGIA, stagiaire IODDE, juillet
2009.
C'est au détour des rencontres liées à mon travail de stage, que j'ai eu la
chance de rencontrer Joé ; de fil en aiguille, de Cyclope Neritrea en
Triton Atlantique, l'idée a germée de cet article, que j'ai le plaisir de vous
proposer.
En compagnie de Jacques Pigeot, Joé avait déjà fait la Une du blog, à
l'occasion de la Semaine du Goût, que nos deux administrateurs avaient
brillamment animée au Musée de L'Ile d'Oléron (voir
ici). C'est en solo cette fois que nous tenions à vous le présenter, tant
l'homme nous a séduits par sa gentillesse et sa richesse.

Le parcours de Joé ne manque pas de rebondissements. Chimiste à Rochefort, Joé
est licencié économique... Grâce à des amis Oléronais, il retrouve du travail
en tant qu'agent intercommunal : il s'occupe alors du complexe sportif du
canton Nord de l'ile, pendant 20 ans. Et c'est la retraite : Joé peut s'adonner
enfin à ses passions, dont la recherche de «trésors autochtones» n'est qu'un
aperçu. Le voilà au Conseil des sages de Saint-Pierre, ou administrateur (et
fidèle bénévole !) de l'association IODDE... Entre autres.

Autodidacte parce que passionné. Accompagné de Françoise,
il sillonne nos estrans oléronais, à la recherche du plus beau, du plus
rare, mais aussi du plus petit et du plus commun des coquillages. C'est ainsi
qu'il a réuni une collection presque exhaustive des gastéropodes et
bivalves de l'Ile. Unique au monde, c'est sûr !

Avec l'Association « Les amis du Musée », dont il est également
administrateur, et sous l'indispensable caution scientifique de Jacques Pigeot,
Joé prépare un livre qui présentera sa magnifique collection de coquillages de
l'Ile d'Oléron. Une référence que chaque oléronais aura certainement à coeur de
découvrir, et pourquoi pas pour prolonger cette recherche sans fin ? Car
au-delà de la beauté esthétique de la collection, la démarche de connaissance
est très importante. Avec les modifications climatiques, l'évolution des côtes,
qui sait quelles espèces auront disparu, ou seront apparues sur l'Ile
?

Voici quelques exemplaires des joyaux de Joé, pour l'instant méticuleusement
rangés dans la vitrine de « la chambre aux coquillages », spécialement aménagée
chez lui, à la Menounière. Mais attention, tout l'intéresse, y compris la
mâchoire de roussette fossilisée...


Si une une maxime devait lui convenir, assurément ce serait la suivante : «
La connaissance ne vaut que si elle est partagée ». C'est ainsi qu'une belle
partie de la collection de Joé sera visible pendant l'escale du "Fleur de
Lampaul", entre le 18 et le 21 septembre, au port de Saint-Denis d'Oléron. Mais
de cela nous reparlerons très bientôt...
