Deux grandes marées, exceptionnellement fortes cet été, nous ont permis de sensibiliser de nombreux pêcheurs à pied sur les estrans d'Oléron. Merci à tous les bénévoles qui ont mis la main à la pâte ! Les résultats sont très encourageants. La marée d'août a confirmé les observations de juillet : les pêcheurs de crabes renversent beaucoup moins de roches qu'auparavant. Sur les 200 personnes observées en ce 23 juillet à Saint-Denis, seules 6 avaient encore ce maudit comportement, par moments. Nous sommes bien sûr allés les voir en priorité. Après notre passage, nous avons pu contrôler (grâce à des bénévoles cachés sur le terrain !) qu'ils cessaient de mettre les pierres à l'envers. Et même, certains s'empressaient après notre départ de remettre bien en ordre les rochers qu'ils avaient déplacés avant !

6 personnes sur 200, cela fait du 3 %. C'est très peu, surtout si l'on compare aux chiffres d'il y a 5 ans, de l'ordre de 40 %. Le travail de sensibilisation, menés par différents acteurs locaux, et les pêcheurs eux-mêmes, porte ses fruits ! Et l'estran s'en porte mieux, cela se voit. Et qui dit meilleur estran, dit aussi meilleures pêches : tout le monde est gagnant.

Cet été, sous la houlette de Romain Patrux, doctorant en psychologie auprès de l'Union nationale des CPIE, nous avons expérimenté une technique de sensibilisation plus engageante que d’habitude. Nous avons demandé aux pêcheurs volontaires de se faire photographier avec un écriteau. Trois messages, à l'adresse des autres pêcheurs, étaient disponibles : "Je laisse les rochers dans le bon sens", "Je laisse les crabes qui portent des œufs", ou "Je limite ma récolte à ce qui sera mangé". Trois messages, trois comportements de bonnes pratiques que les pêcheurs ont à cœur d'appliquer sur le terrain. Nous analyserons bientôt les effets qu'aura eu cette innovation sur les pêcheurs. Premier résultat : une superbe collection de photos de pêcheurs engagés, qui ont tous fière allure. Merci à eux de s'être prêtés au jeu.

Vous pouvez les admirer de plus près en ouvrant le document joint, dans l'annexe ci-dessous.