Mathieu LE DUIGOU, qui arrive en deuxième partie de thèse, nous explique l'avancement de son travail :

Quelques nouvelles de l'expérimentation menée dans l’écluse des Vincentes à Dolus, dont la partie « terrain », vient de prendre fin en février dernier (soit deux ans après avoir été initiée). Pour rappel, cette expérience vise à définir la sensibilité de différents organismes marins en réponse au retournement, sans replacement, des roches.  Dans cette perspective, des blocs en béton retournés régulièrement ont été comparés à des blocs dits « témoins », non perturbés.

Les organismes marins qui ont colonisé ces surfaces artificielles sont systématiquement dénombrés (1 420 000 individus recensés jusqu’à présent !) et identifiés jusqu’à l’espèce, sous loupe binoculaire ou au microscope, sur la base de critères morphologiques spécifiques. Il peut s’agir, par exemple, de la forme des soies, des élytres, ou encore du pharynx chez les annélides (vers annelés)…


… et les critères de détermination sont encore différents chez les amphipodes (petits crustacés) !


Ces déterminations permettent de connaître, pour chaque échantillon, le nombre exact d’espèces (c’est ce qu’on appelle la « richesse spécifique ») et leurs contributions relatives en termes d’effectifs : informations essentielles au calcul des « indices de diversité ».

Les derniers échantillons sont actuellement traités en laboratoire, à La Rochelle, et devraient fournir les tendances définitives pour le début de l'été (juin). Des blocs rocheux naturels (calcaires) issus du même site sont également analysés, pour disposer d'éléments de discussion quant à la pertinence du matériau utilisé dans cette expérience (béton).

Les résultats finaux seront bientôt portés à votre connaissance. Ils confirment ce que nous annoncions déjà dès octobre dans un article antérieur.