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Tag - Biodiversité

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vendredi 14 mai 2010

Conférence biodiversité : les estrans

En cette année 2010, année internationale de la biodiversité, le Conseil de développement et la Communauté de communes de l'Ile d'Oléron ont permis l'organisation d'une grande série de soirées publiques, alliant des interventions de spécialistes locaux et des échanges avec le public : comment faire pour enrayer la perte générale de biodiversité, voire la restaurer, à l'échelle du Pays Marennes-Oléron ? Toutes ces soirées sont gratuites et ouvertes à tous.

Pour terminer la session de printemps, une soirée sur le thème des estrans sera présentée ce mardi 25 mai à 20h30 au Centre d'Animation et de loisirs de Marennes. Jacques Pigeot présentera la biodiversité de ces milieux, et JB Bonnin enchaînera sur les pressions qu'ils subissent, notamment par la pêche à pied.

Après une longue pause "estivale" les conférences reprendront en octobre.

mardi 23 mars 2010

Semaine du développement durable

Le Conseil de développement et les communes du Pays Marennes Oléron se sont mobilisés cette année pour proposer un riche programme d'activités, à l'occasion de la semaine du développement durable, du 1er au 7 avril.

Vous en trouverez tous les détails dans le fichier joint (cliqueter sur l'annexe en fin d'article). Les activités sont très variées et vous permettent de découvrir un panorama de différentes initiatives locales.

IODDE participe aux côtés de la commune de Saint-Denis d'Oléron et du Phare de Chassiron, en animant le 2 avril une visite de la Concession scientifique de Chassiron, suivie d'une présentation en salle des enseignements du programme REVE.

Attention, plusieurs horaires différents ont été diffusés, voici les bons :

  • Pour la sortie : Rendez-vous le 2 avril  à 13 heures à l'entrée du phare de Chassiron (prévoir des bottes !)- Durée 2 heures environ.
  • Pour la conférence, le 2 avril toujours (dans la foulée), rendez-vous à 15h30 dans la salle de la pointe (site de Chassiron).

Tous ceux qui s'intéressent à l'avenir de cette concession scientifique sont les bienvenus pour débattre ensemble des mesures à privilégier, car il faudra se décider bientôt : prolonger l'expérimentation, la déplacer sur une autre zone de l'estran, la rouvrir à la pêche ? Plusieurs options sont possibles, et tout se fera dans la transparence et la concertation.

vendredi 26 février 2010

Les prochaines animations

IODDE vous propose quelques rendez-vous ici et là... Venez nombreux !

=> Mercredi 3 mars : Ciné-Débat : OCEANS de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud
A 20 h 30 au cinéma l'Estran, à Marennes

Filer à 10 noeuds au coeur d’un banc de thons en chasse, accompagner les dauphins dans leurs folles cavalcades, nager avec le grand requin blanc épaule contre nageoire...
Le film Océans c’est être poisson parmi les poissons. Après Le Peuple migrateur, Jacques Perrin nous entraîne, avec des moyens de tournage inédits, des banquises polaires aux tropiques, au coeur des océans et de ses tempêtes.

La soirée, organisée par le Local avec le Lycée de la mer de Bourcefranc et IODDE, se prolongera après le film par une discussion autour du thème : "Quel avenir pour nos océans et nos côtes ?".

 

=> Vendredi 2 avril : sortie et conférence sur la Concession scientifique, Saint-Denis d'Oléron
Dans le cadre de la semaine nationale du développement durable

Nous venons de passer le second anniversaire de la mise en concession d'une zone de 26 hectares de l'estran rocheux de Chassiron (plan ci-dessus). Nous proposons à toutes les personnes intéressées de participer à une visite de cette petite zone protégée, encadrée par nos soins, pour constater le bon état du milieu naturel. Puis nous nous retrouverons à la salle de la pointe pour une conférence sur cette expérience, et discuter avec tous des meilleurs choix à envisager après les 3 années de concession, c'est à dire dans moins d'un an. En effet, avant de décider quoi que ce soit (prolonger la protection, ouvrir, ouvrir sous certaines conditions... ?), nous souhaitons recueillir les avis de tous.

En coopération avec le Conseil de développement du Pays Marennes Oléron, l'Université de La Rochelle, le Phare de Chassiron, et la Commune de Saint-Denis d'Oléron.

 

=> Mardi 20 avril : conférence sur l'impact du retournement des roches par les pêcheurs d'étrilles
A l'Aquarium de La Rochelle, 19 h - Organisation ECOLE de la mer, en partenariat avec l'Université de La Rochelle.

La thèse de Mathieu Le DUIGOU a été consacrée depuis 2006 à examiner les conséquences sur le milieu naturel du comportement encore trop répandu de certains pêcheurs de crabes, qui retournent les pierres de l'estran. En moyenne, c'est 30 % de la biodiversité qui est éliminée par ce simple geste, parfois jusqu'à 70 %. Il suffit de multiplier cet impact par le nombre de pierres retournées (plusieurs millions par an, rien que sur Oléron) pour imaginer les dégâts provoqués (et qui pourraient être évités).
Nous reviendrons sur cette étude qui se prolonge par la définition d'indicateurs biologiques de la santé de l'estran rocheux, et bien sûr par un travail pédagogique envers les pêcheurs.

 

mardi 15 septembre 2009

Odyssée de l'estran

Pendant l'escale du "Fleur de Lampaul" (quelqu'un n'est pas encore au courant ? !), vous pourrez entre autres admirer une exposition de photographies, sur différents thèmes liés à l'estran d'Oléron. Et parmi ces images, il en est quelques-unes des plus étonnantes : des animaux qu'on n'ose guère imaginer en rêve mais qui pourtant existent bel et bien. En guise d'apéritif (pour les yeux), voici deux photographies de Mathieu LE DUIGOU (Chercheur à l'Université de La Rochelle et pour IODDE).

Cette Doris cantabrique (photo ci-dessus) alias Hypselodoris cantabrica, fait partie du groupe des nudibranches, où l'on retrouve des animaux vraiment incroyables. Y compris à Chassiron, oui.
Quant à l'anémone gemme, ci-dessous, elle répond (si tout va bien) au doux sobriquet de Aulactinia verrucosa (précisons : anciennement Bunodactis verrucosa, histoire que chacun puisse mettre à jour ses connaissances...).

L'exposition sera visible entre 16h et 18h30, vendredi 18, samedi 19 et dimanche 20 septembre, dans la salle de l'YCO sur le port de Saint-Denis d'Oléron (près de la capitainerie). Entrée libre et gratuite !

lundi 14 septembre 2009

Atelier CapOeRa

Non ce n'est pas le sport brésilien qui est à l'honneur, mais bien le programme "Capsules d'Oeufs de Raies", mené par l'APECS au plan national et que IODDE relaie sur Marennes Oléron (et environs !). Il s'agit de récolter ces capsules sur les plages, de les classer par sachets en indiquant la date et le lieu de récolte, ainsi que vos coordonnées si vous voulez être recontactés pour connaître les résultats. Chacun peut participer à l'occasion d'une balade sur la plage.


L'APECS (Association Pour l'Etude Et la Conservation des Sélaciens) sera représentée pendant l'escale du "Fleur de Lampaul" samedi. A cette occasion, un atelier de détermination des capsules d'oeufs de raies est organisé à 17 heures, sur le port de Saint-Denis d'Oléron. Pour y participer, il est préférable de s'inscrire auprès de IODDE.

Que faire de vos capsules ? Vous pouvez les déposer dans une boite bien visible à l'accueil de la Communauté de communes de l'Ile d'Oléron (toute l'année, aux heures de bureau), au niveau du rond point de la vigne sardinée, à Saint-Pierre. Si vous les ramassez ces jours-ci, vous pouvez aussi nous les apporter directement sur le stand, au port de Saint-Denis, vendredi ou samedi. Ainsi, elles iront rejoindre la gigantesque collection de l'APECS, qui en déduit des indices d'abondances des différentes espèces de raies, qui comme chacun sait sont malheureusement en grave déclin.

Les premiers retours viennent d'arriver. Déjà 148 capsules oléronaises ont été déterminées grâce aux participants : merci à eux ! Il s'agit presque toujours de l'espèce raie brunette (138 cas). Ont été également trouvées 1 capsule de raie bouclée, 3 de raie lisse, 3 de raie fleurie et 3 de raie douce. On peut déjà dire qu'au moins 5 espèces de raies croisent autour de l'Ile. Rendez-vous samedi pour en savoir plus sur ces animaux et le programme en cours. Entretemps, bonnes promenades, utiles !

Au fait : les sélaciens (c'était l'une des questions du jour !), sont des condrichtyens, elasmobranchii si vous préférez... Ou en clair des poissons cartilagineux de type requins et raies (les autres poissons sont osseux).

mercredi 9 septembre 2009

Escale du Fleur de Lampaul sur Oléron : du 17 au 21 septembre

L'évènement tant attendu approche !


Le voilier ambassadeur de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'Homme, Fleur de Lampaul, arrivera bien jeudi 17 septembre au port de Saint-Denis.

Les matins du vendredi, samedi et dimanche, nous irons, avec ce voilier de 32 mètres (l'objectif n'est pas d'être discrets, cette fois !), à la rencontre des pêcheurs à pied du nord de l'Ile. Grâce à l'aide des dizaines de bénévoles mobilisés pour l'occasion, nous comptons discuter avec un très grand nombre de pêcheurs. Discuter de quoi ? Eh bien de pêche à pied, et bien sûr des bonnes pratiques qui permettront à tous de continuer de pêcher sans dégrader la ressource ni l'estran.

L'après-midi, c'est sur le port de Saint-Denis (près de la Capitainerie) que tout se déroulera. Des stands d'information vous accueilleront (avec la Fondation Nicolas Hulot, l'APECS, IODDE et des associations locales). Le samedi, nous serons rejoints par l'APECS (Association d'Etude et de Conservation des Sélaciens), que vous connaissez par le programme "CaPOeRa" (étude participative des capsules d'oeufs de raies), et le Centre d'Etude des Mammifères Marins (qui présentera une exposition sur les échouages constatés dans la région).

Chaque fin d'après-midi, vous pourrez aussi visiter le voilier fleur de Lampaul, classé Monument historique. Une manière sympathique de saluer les journées du patrimoine.

Dans la salle du Yacht Club à quelques pas, vous pourrez découvrir chaque après-midi l'exposition de coquillages de l'Ile d'Oléron, de Joé Martineau, déjà évoquée dans ce blog. Une exposition de photographies, installée dans la même salle, vous permettra de revoir l'estran sous différents angles : beau, riche, insolite, en danger...

D'autres temps forts sont organisés :

  • Vendredi 18 septembre à 18h30 : conférence "La pêche à pied est-elle durable ?" avec de nombreux intervenants, dont l'Université de La Rochelle et la Réserve Naturelle de Moëze-Oléron.
  • Samedi 19 septembre : conférence / débat "Pour une alimentation responsable", dans le cadre de la campagne nationale de la Fondation Nicolas Hulot "Des fraises au printemps". Apprenons à nous nourrir sans nuire à l'environnement (et à la santé !)...

Vous pourrez télécharger le programme complet dans l'annexe ci-dessous.

Et voici l'affiche de l'évènement... Tous ces beaux supports ont été réalisés par Laurence LEBOT, graphiste d'Oléron que nous remercions pour ce superbe travail.

Toutes ces activités sont bien sûr libres et gratuites, grâce à l'appui de tous nos partenaires dont les logos figurent sur les documents...Et que nous remercions très chaleureusement. Nous vous attendons nombreux à cette escale-évènement !

vendredi 7 août 2009

Bulletin d'actualités N° 9

Photo du jour : l'estran rocheux de Chassiron (écluse comprise), vu du ciel

Voici notre tout nouveau bulletin d'actualités. Vous y trouverez quelques informations récentes sur les projets de l'association, en particulier le programme de l'escale du "Fleur de Lampaul", le voilier de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme (du 18 au 21 septembre à Saint-Denis d'Oléron), mais aussi notre invitation sur France Inter le 15 août, la pose des panneaux sur les sites de pêche, le projet de CPIE et de réseau d'éducation à l'environnement, quelques brèves...

Nous vous en souhaitons une agréable lecture (cliqueter sur l'annexe, ci-dessous).

lundi 20 juillet 2009

L'Ile aux trésors de Joé Martineau

Texte et photos par Maria BOGGIA, stagiaire IODDE, juillet 2009.

C'est au détour des rencontres liées à mon travail de stage, que j'ai eu la chance de rencontrer Joé ; de fil en aiguille, de Cyclope Neritrea en Triton Atlantique, l'idée a germée de cet article, que j'ai le plaisir de vous proposer.
En compagnie de Jacques Pigeot, Joé avait déjà fait la Une du blog, à l'occasion de la Semaine du Goût, que nos deux administrateurs avaient brillamment animée au Musée de L'Ile d'Oléron (voir ici). C'est en solo cette fois que nous tenions à vous le présenter, tant l'homme nous a séduits par sa gentillesse et sa richesse.


Le parcours de Joé ne manque pas de rebondissements. Chimiste à Rochefort, Joé est licencié économique... Grâce à des amis Oléronais, il retrouve du travail en tant qu'agent intercommunal : il s'occupe alors du complexe sportif du canton Nord de l'ile, pendant 20 ans. Et c'est la retraite : Joé peut s'adonner enfin à ses passions, dont la recherche de «trésors autochtones» n'est qu'un aperçu. Le voilà au Conseil des sages de Saint-Pierre, ou administrateur (et fidèle bénévole !) de l'association IODDE... Entre autres.

Autodidacte parce que passionné. Accompagné de Françoise, il sillonne nos estrans oléronais, à la recherche du plus beau, du plus rare, mais aussi du plus petit et du plus commun des coquillages. C'est ainsi qu'il a réuni une collection presque exhaustive des gastéropodes et bivalves de l'Ile. Unique au monde, c'est sûr !

Avec l'Association « Les amis du Musée », dont il est également administrateur, et sous l'indispensable caution scientifique de Jacques Pigeot, Joé prépare un livre qui présentera sa magnifique collection de coquillages de l'Ile d'Oléron. Une référence que chaque oléronais aura certainement à coeur de découvrir, et pourquoi pas pour prolonger cette recherche sans fin ? Car au-delà de la beauté esthétique de la collection, la démarche de connaissance est très importante. Avec les modifications climatiques, l'évolution des côtes, qui sait quelles espèces auront disparu, ou seront apparues sur l'Ile ?

Voici quelques exemplaires des joyaux de Joé, pour l'instant méticuleusement rangés dans la vitrine de « la chambre aux coquillages », spécialement aménagée chez lui, à la Menounière. Mais attention, tout l'intéresse, y compris la mâchoire de roussette fossilisée...

Si une une maxime devait lui convenir, assurément ce serait la suivante : « La connaissance ne vaut que si elle est partagée ». C'est ainsi qu'une belle partie de la collection de Joé sera visible pendant l'escale du "Fleur de Lampaul", entre le 18 et le 21 septembre, au port de Saint-Denis d'Oléron. Mais de cela nous reparlerons très bientôt...

mercredi 1 juillet 2009

Exercice... Assez facile.

Suite au grand succès de notre petit exercice de détermination des espèces de palourdes, nous vous proposons une petite révision de vacances, très simple. Il s'agit de déterminer quelles sont ces deux espèces de bivalves que notre mannequin tient en main, sur la photo ci-dessous...

Comme d'habitude, vous jouez pour vous.
La réponse doit pouvoir se trouver dans un article précédent...
Si vous connaissez la réponse, et que c'est vraiment trop aisé pour vous, vous pouvez faire jouer des pêcheurs moins expérimentés; et vous aurez peut-être des surpises !

dimanche 14 juin 2009

A la pêche aux coutelets

Dans notre série : "connaissance des animaux de l'estran", après les palourdes... Les couteaux ! C'est qu'il y a aussi plusieurs espèces, dont principalement deux sont pêchées à pied sur Oléron.

  • Le couteau droit : Solen marginatus
  • Le couteau silique : Ensis silica (à gauche sur la photo ci-dessous)

Les deux cohabitent dans les sables qui découvrent à marée basse, à Boyardville, Gatseau, ou sur le banc des Bris, et autrefois sur d'autres sites désormais en réserve naturelle. Ils ont aussi la même taille minimale de capture réglementaire : 10 centimètres. Il faut les faire dégorger avant de les consommer, crus ou poêlés à l'ail et au persil par exemple, ou encore grillés au barbecue...
Ces quelques points communs ne doivent pas masquer de grandes différences, dont la principale est peut-être le goût !

Le couteau droit ou couteau noir (coutelet nèg', en mode local) est sans doute celui qui est pêché par le plus grand nombre de personnes. Il se repère bien dans le sable, par ses trous rectangulaires ou en forme de trou de serrure. On peut le capurer par divers moyens. Le plus ludique, en particulier pour les enfants, est de verser un peu de sel fin sur le trou (et qu'on ne vous voie pas avec du sel de Guérande ou de Camargue !). Le couteau, interloqué par cette salinité inhabituelle, et s'il est d'humeur, va tout d'abord cracher puis émerger de quelques centimètres : il suffit alors de le saisir, en prenant garde de ne pas placer ses doigts sur sa tranche coupante... Il suffit ensuite de le tenir fermement (c'est qu'il résiste le bougre), et de le retirer petit à petit. Tirer d'un coup sec le ferait s'auto-mutiler du pied, la partie la plus charnue et donc comestible qui resterait enfouie, le couteau étant perdu. On pêche aussi ce couteau avec une fourche ou une "ferrée", sorte de pelle étroite. Certains utilisent également des baleines de parapluie ou du fil de fer, mais cette technique est à proscrire car elle détruit l'animal. Si c'est un petit, ce qui est vrai dans la plupart des cas, il ne servira à rien de le relâcher et il sera gaspillé. De plus, les couteaux ainsi abîmés ne dégorgent pas, et sont bien moins agréables à consommer.

Le couteau silique (le vrai coutelet !) est plus difficile en affaires, mais c'est de loin le plus savoureux. Sa pêche est une histoire de spécialiste. Au contraire du précédent qui creuse verticalement, celui-ci est dans une galerie qui peut avoir une orientation très variée, et rarement perpendiculaire à la surface. Dès lors, deux difficultés apparaissent. Premièrement, le trou apparait moins nettement, et il faut un oeil exercé pour le découvrir. Et de plus, il ne réagit nullement au sel, même s'il vient des salines locales...


Nous n'expliquerons pas ici toute la finesse de la technique. Seuls quelques habitués arrivent à faire de belles pêches avec cette espèce. Ils savent reconnaître les trous parmi les nombreuses irrégularités de l'estran sableux. Ils savent ensuite comprendre l'emplacement précis du bivalve, et enfin le sortir sans le casser. Et nous, nous devons nous contenter de savoir reconnaître ces pêcheurs, qui ont toujours de beaux paniers pleins de grands coutelets !

Le couteau silique est nettement plus grand que son cousin droit. On peut se poser d'ailleurs la question d'avoir une maille différente pour ces deux espèces : pêcher un coutelet nèg' de 10 cm est assez rare, tandis qu'un "vrai coutelet" à cette taille est encore un bébé.
Encore un détail : c'est plutôt une pêche d'hiver, même si les estivants pratiquent la recherche du couteau (principalement le couteau droit, d'ailleurs).

L'association IODDE est en train de réaliser le diagnostic de la pêche aux couteaux sur Oléron, comme elle l'a déjà fait pour les autres coquillages et crustacés. Les résultats seront disponibles dans quelques mois sur ce site.

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