IODDE

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dimanche 18 octobre 2009

Une escale formidable

Grâce à la venue du Fleur de Lampaul, voilier ambassadeur de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme, mais aussi grâce à l'implication de nombreux partenaires et d'une quarantaine de bénévoles de l'association IODDE, nous avons tous vécu un weekend extraordinaire fin septembre.

Les matinées, consacrées à la sensibilisation des pêcheurs à pied sur le terrain, ont apporté grande satisfaction. Déboulant sur l'estran à environ 20 bénévoles chaque jour, depuis le voilier ou depuis la côte, nous avons pu nous déployer et discuter avec chacun des pêcheurs. Leur accueil fut très positif et cela donne beaucoup d'espoir sur l'avenir de la pêche à pied : la prise de conscience a fait beaucoup de chemin.

Au port, les stands n'ont pas désempli ! la Fondation Nicolas Hulot, l'APECS, le Centre de Recherches sur les Mammifères Marins et IODDE ont vu défiler des centaines de personnes très intéressées par les différents travaux présentés. Il fallait aussi noter une petite file d'attente pour aller visiter le voilier, classé monument historique. L'équipage du Fleur de Lampaul a répondu à toutes les sollicitations, y compris aux écoliers de Saint-Denis d'Oléron et La Brée-les-Bains pour qui nous avions réservé le lundi.



Le soir, les conférences ont été également très fréquentées : 95 participants à celle du vendredi où sont intervenus à nos côtés les scientifiques de l'Université de La Rochelle, et Stéphanne Guenneteau, garde de la Réserve Naturelle de Moëze-Oléron. Le lendemain, grand succès pour la soirée "alimentation durable" avec l'intervention d'Amandine Lebreton pour la Fondation Nicolas Hulot, de Samuel Parent pour MOPS (Marennes Oléron produits & Saveurs), de Florence et Nicolas Seguin, producteurs bio, de Dominique Massé, adjointe au Maire de Saint-Pierre, et de Yann Sourbier et marie Simon venus du Viel Audon en Ardèche.


Un grand merci également à la Mairie de Saint-Denis, au port et à son capitaine, au Yacht club de l'Océan, à Chassiron FM, au Foyer rural, à l'office de tourisme, Armorlux et nos brillants collègues de VivArmor Nature venus de Bretagne pour vivre l'évènement.

Et un grand bravo à tous les bénévoles, qui sous la houlette de Julie Simonneau ont fait de tous les aspect de l'escale de grands moments associatifs. Consciencieux mais pas tristes, disponibles et dynamiques, magnifiques dans les tee-shirts "Ensemble, préservons l'estran"... En un mot : parfaits !

Un bilan plus détaillé est disponible, en cliquetant sur l'annexe ci-dessous. Les heureux participants à l'Assemblée Générale (mercredi 21 octobre à 18h30 aà la Citadelle, Le Château d'Oléron) verront plus de photos, parmi les centaines qui ont été prises lors de ces 5 jours d'escale.

mardi 15 septembre 2009

Odyssée de l'estran

Pendant l'escale du "Fleur de Lampaul" (quelqu'un n'est pas encore au courant ? !), vous pourrez entre autres admirer une exposition de photographies, sur différents thèmes liés à l'estran d'Oléron. Et parmi ces images, il en est quelques-unes des plus étonnantes : des animaux qu'on n'ose guère imaginer en rêve mais qui pourtant existent bel et bien. En guise d'apéritif (pour les yeux), voici deux photographies de Mathieu LE DUIGOU (Chercheur à l'Université de La Rochelle et pour IODDE).

Cette Doris cantabrique (photo ci-dessus) alias Hypselodoris cantabrica, fait partie du groupe des nudibranches, où l'on retrouve des animaux vraiment incroyables. Y compris à Chassiron, oui.
Quant à l'anémone gemme, ci-dessous, elle répond (si tout va bien) au doux sobriquet de Aulactinia verrucosa (précisons : anciennement Bunodactis verrucosa, histoire que chacun puisse mettre à jour ses connaissances...).

L'exposition sera visible entre 16h et 18h30, vendredi 18, samedi 19 et dimanche 20 septembre, dans la salle de l'YCO sur le port de Saint-Denis d'Oléron (près de la capitainerie). Entrée libre et gratuite !

mercredi 9 septembre 2009

Escale du Fleur de Lampaul sur Oléron : du 17 au 21 septembre

L'évènement tant attendu approche !


Le voilier ambassadeur de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'Homme, Fleur de Lampaul, arrivera bien jeudi 17 septembre au port de Saint-Denis.

Les matins du vendredi, samedi et dimanche, nous irons, avec ce voilier de 32 mètres (l'objectif n'est pas d'être discrets, cette fois !), à la rencontre des pêcheurs à pied du nord de l'Ile. Grâce à l'aide des dizaines de bénévoles mobilisés pour l'occasion, nous comptons discuter avec un très grand nombre de pêcheurs. Discuter de quoi ? Eh bien de pêche à pied, et bien sûr des bonnes pratiques qui permettront à tous de continuer de pêcher sans dégrader la ressource ni l'estran.

L'après-midi, c'est sur le port de Saint-Denis (près de la Capitainerie) que tout se déroulera. Des stands d'information vous accueilleront (avec la Fondation Nicolas Hulot, l'APECS, IODDE et des associations locales). Le samedi, nous serons rejoints par l'APECS (Association d'Etude et de Conservation des Sélaciens), que vous connaissez par le programme "CaPOeRa" (étude participative des capsules d'oeufs de raies), et le Centre d'Etude des Mammifères Marins (qui présentera une exposition sur les échouages constatés dans la région).

Chaque fin d'après-midi, vous pourrez aussi visiter le voilier fleur de Lampaul, classé Monument historique. Une manière sympathique de saluer les journées du patrimoine.

Dans la salle du Yacht Club à quelques pas, vous pourrez découvrir chaque après-midi l'exposition de coquillages de l'Ile d'Oléron, de Joé Martineau, déjà évoquée dans ce blog. Une exposition de photographies, installée dans la même salle, vous permettra de revoir l'estran sous différents angles : beau, riche, insolite, en danger...

D'autres temps forts sont organisés :

  • Vendredi 18 septembre à 18h30 : conférence "La pêche à pied est-elle durable ?" avec de nombreux intervenants, dont l'Université de La Rochelle et la Réserve Naturelle de Moëze-Oléron.
  • Samedi 19 septembre : conférence / débat "Pour une alimentation responsable", dans le cadre de la campagne nationale de la Fondation Nicolas Hulot "Des fraises au printemps". Apprenons à nous nourrir sans nuire à l'environnement (et à la santé !)...

Vous pourrez télécharger le programme complet dans l'annexe ci-dessous.

Et voici l'affiche de l'évènement... Tous ces beaux supports ont été réalisés par Laurence LEBOT, graphiste d'Oléron que nous remercions pour ce superbe travail.

Toutes ces activités sont bien sûr libres et gratuites, grâce à l'appui de tous nos partenaires dont les logos figurent sur les documents...Et que nous remercions très chaleureusement. Nous vous attendons nombreux à cette escale-évènement !

vendredi 7 août 2009

Bulletin d'actualités N° 9

Photo du jour : l'estran rocheux de Chassiron (écluse comprise), vu du ciel

Voici notre tout nouveau bulletin d'actualités. Vous y trouverez quelques informations récentes sur les projets de l'association, en particulier le programme de l'escale du "Fleur de Lampaul", le voilier de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme (du 18 au 21 septembre à Saint-Denis d'Oléron), mais aussi notre invitation sur France Inter le 15 août, la pose des panneaux sur les sites de pêche, le projet de CPIE et de réseau d'éducation à l'environnement, quelques brèves...

Nous vous en souhaitons une agréable lecture (cliqueter sur l'annexe, ci-dessous).

dimanche 2 août 2009

15 000 réglettes !


Est-ce l'effet des grandes marées ? La prise de conscience ?  Un peu des deux ? En tous cas, nos désormais célèbres réglettes fleurissent sur les estrans... Dans les paniers des pêcheurs à pied, bien sûr, et non pas par terre, puisqu'à ce jour aucune réglette n'a été retrouvée abandonnée, fort heureusement.
Les Offices de tourisme les vendent très bien, preuve que les pêcheurs à pied responsables existent !
Un petit coup d'oeil dans nos réserves montre qu'il ne reste plus que quelques centaines d'exemplaires disponibles. Juste de quoi (espérons !) fournir jusqu'à la fin de l'été.
En mars 2007, le premier tirage de 5 000 réglettes avait été épuisé en quelques semaines. 10 000 autres ont été fabriquées depuis, soit un total de 15 000 réglettes distribuées.

Cet outil, tout simple, permet aux pêcheurs à pied de vérifier, au moment de leur récolte, qu'ils respectent bien les tailles minimales réglementaires des coquillages et crustacés que l'on trouve dans la région. C'est l'une des conditions d'une pêche respectueuse. Car il faut aussi veiller à ne rien gaspiller, à ne pas détruire le milieu (ne pas renverser les roches, par exemple) et à bien respecter les concessions (parcs à huîtres, écluses, concession scientifique...).

C'est donc un grand succès pour la réglette IODDE, qui est en plus recopiée ici et là (chez nos voisins de l'Ile de Ré ou de Châtellaillon). Rappelons qu'elle est vendue 50 centimes en Offices de tourismes, et qu'elle s'accompagne d'un petit livret qui donne tous les principes d'une bonne pêche à pied.


Profitons-en pour faire une petite suggestion aux pêcheurs à pied qui l'ont acquise depuis quelques temps (en passant : merci à vous !) : si vous avez bien les "mailles" en mémoire, la réglette ne vous sert peut-être plus... Ne la jetez surtout pas : faites-en cadeau à un autre pêcheur !

Merci à Maria BOGGIA et Micky SHOELZKE (voir ici son magnifique site) pour les photos.

dimanche 14 juin 2009

A la pêche aux coutelets

Dans notre série : "connaissance des animaux de l'estran", après les palourdes... Les couteaux ! C'est qu'il y a aussi plusieurs espèces, dont principalement deux sont pêchées à pied sur Oléron.

  • Le couteau droit : Solen marginatus
  • Le couteau silique : Ensis silica (à gauche sur la photo ci-dessous)

Les deux cohabitent dans les sables qui découvrent à marée basse, à Boyardville, Gatseau, ou sur le banc des Bris, et autrefois sur d'autres sites désormais en réserve naturelle. Ils ont aussi la même taille minimale de capture réglementaire : 10 centimètres. Il faut les faire dégorger avant de les consommer, crus ou poêlés à l'ail et au persil par exemple, ou encore grillés au barbecue...
Ces quelques points communs ne doivent pas masquer de grandes différences, dont la principale est peut-être le goût !

Le couteau droit ou couteau noir (coutelet nèg', en mode local) est sans doute celui qui est pêché par le plus grand nombre de personnes. Il se repère bien dans le sable, par ses trous rectangulaires ou en forme de trou de serrure. On peut le capurer par divers moyens. Le plus ludique, en particulier pour les enfants, est de verser un peu de sel fin sur le trou (et qu'on ne vous voie pas avec du sel de Guérande ou de Camargue !). Le couteau, interloqué par cette salinité inhabituelle, et s'il est d'humeur, va tout d'abord cracher puis émerger de quelques centimètres : il suffit alors de le saisir, en prenant garde de ne pas placer ses doigts sur sa tranche coupante... Il suffit ensuite de le tenir fermement (c'est qu'il résiste le bougre), et de le retirer petit à petit. Tirer d'un coup sec le ferait s'auto-mutiler du pied, la partie la plus charnue et donc comestible qui resterait enfouie, le couteau étant perdu. On pêche aussi ce couteau avec une fourche ou une "ferrée", sorte de pelle étroite. Certains utilisent également des baleines de parapluie ou du fil de fer, mais cette technique est à proscrire car elle détruit l'animal. Si c'est un petit, ce qui est vrai dans la plupart des cas, il ne servira à rien de le relâcher et il sera gaspillé. De plus, les couteaux ainsi abîmés ne dégorgent pas, et sont bien moins agréables à consommer.

Le couteau silique (le vrai coutelet !) est plus difficile en affaires, mais c'est de loin le plus savoureux. Sa pêche est une histoire de spécialiste. Au contraire du précédent qui creuse verticalement, celui-ci est dans une galerie qui peut avoir une orientation très variée, et rarement perpendiculaire à la surface. Dès lors, deux difficultés apparaissent. Premièrement, le trou apparait moins nettement, et il faut un oeil exercé pour le découvrir. Et de plus, il ne réagit nullement au sel, même s'il vient des salines locales...


Nous n'expliquerons pas ici toute la finesse de la technique. Seuls quelques habitués arrivent à faire de belles pêches avec cette espèce. Ils savent reconnaître les trous parmi les nombreuses irrégularités de l'estran sableux. Ils savent ensuite comprendre l'emplacement précis du bivalve, et enfin le sortir sans le casser. Et nous, nous devons nous contenter de savoir reconnaître ces pêcheurs, qui ont toujours de beaux paniers pleins de grands coutelets !

Le couteau silique est nettement plus grand que son cousin droit. On peut se poser d'ailleurs la question d'avoir une maille différente pour ces deux espèces : pêcher un coutelet nèg' de 10 cm est assez rare, tandis qu'un "vrai coutelet" à cette taille est encore un bébé.
Encore un détail : c'est plutôt une pêche d'hiver, même si les estivants pratiquent la recherche du couteau (principalement le couteau droit, d'ailleurs).

L'association IODDE est en train de réaliser le diagnostic de la pêche aux couteaux sur Oléron, comme elle l'a déjà fait pour les autres coquillages et crustacés. Les résultats seront disponibles dans quelques mois sur ce site.

dimanche 24 mai 2009

Résultat de l'exercice...

Avant de lire la réponse, il n'est pas trop tard pour tenter votre chance, en lisant l'article précédent ici.
Sur la photo, il s'agissait de distinguer la palourde européenne et la palourde japonaise...

Réponse : la palourde japonaise est celle qui est dans le creux de la main : plus dodue, moins anguleuse que l'espèce européenne, plus fine et aux couleurs plus uniformément grise, située sur les doigts.
Rappelons que cette distinction n'est pas toujours facile (voir un article plus détaillé ici).
Bravo à ceux qui n'ont pas hésité... Qui doivent tout de même être assez rares !!

lundi 11 mai 2009

Exercice !

Nous avons récemment publié un article (que vous pourrez relire ici) sur les deux principales espèces de palourdes présentes sur nos côtes. Rappelons que la maille réglementaire de la palourde japonaise est descendue à 3,5 cm, alors que celle de la palourde européenne est restée à 4 cm ! Il reste donc deux choix possibles pour le pêcheur à pied : soit apprendre à les distinguer, soit appliquer la taille de 4 cm pour toutes les palourdes.
Saurez-vous les reconnaître ?
Sur ces images, les deux espèces sont représentées : lancez-vous !

Il n'y a rien à gagner, si ce n'est la possibilité de pêcher un peu plus facilement les palourdes japonaises.
Nous publierons le résultat dans les prochaines semaines.

Rappelons que le vrai critère scientifique de distinction est caché au niveau des siphons. Si l'on était très rigoureux, on devrait dire que la dissection est indispensable, mais avec l'habitude on arrive quand même à être assez sûr de soi simplement en observant différentes caractéristiques de la coquille.
Bon courage, et à bientôt !

dimanche 19 avril 2009

Bulletin d'actualités IODDE N° 8


Après plusieurs mois sans bulletin, nous avons décidé de remettre en route cette modeste feuille de liaison qui permet aux ahérents et partenaires de l'association (qui normalement le reçoivent par messagerie) de suivre l'actualité des différents projets, en plus du site Internet.
Nous vous en souhaitons une agréable lecture (cliqueter sur l'annexe ci-dessous).
Plusieurs articles vont d'ailleurs faire l'objet prochainement de petits "billets" sur le blog.
Rappel : vous pouvez adhérer à l'association en suivant la rubrique ad hoc dans le menu ci-contre !

mercredi 15 avril 2009

Etude parpaings : quelques nouvelles

Mathieu LE DUIGOU, qui arrive en deuxième partie de thèse, nous explique l'avancement de son travail :

Quelques nouvelles de l'expérimentation menée dans l’écluse des Vincentes à Dolus, dont la partie « terrain », vient de prendre fin en février dernier (soit deux ans après avoir été initiée). Pour rappel, cette expérience vise à définir la sensibilité de différents organismes marins en réponse au retournement, sans replacement, des roches.  Dans cette perspective, des blocs en béton retournés régulièrement ont été comparés à des blocs dits « témoins », non perturbés.

Les organismes marins qui ont colonisé ces surfaces artificielles sont systématiquement dénombrés (1 420 000 individus recensés jusqu’à présent !) et identifiés jusqu’à l’espèce, sous loupe binoculaire ou au microscope, sur la base de critères morphologiques spécifiques. Il peut s’agir, par exemple, de la forme des soies, des élytres, ou encore du pharynx chez les annélides (vers annelés)…


… et les critères de détermination sont encore différents chez les amphipodes (petits crustacés) !


Ces déterminations permettent de connaître, pour chaque échantillon, le nombre exact d’espèces (c’est ce qu’on appelle la « richesse spécifique ») et leurs contributions relatives en termes d’effectifs : informations essentielles au calcul des « indices de diversité ».

Les derniers échantillons sont actuellement traités en laboratoire, à La Rochelle, et devraient fournir les tendances définitives pour le début de l'été (juin). Des blocs rocheux naturels (calcaires) issus du même site sont également analysés, pour disposer d'éléments de discussion quant à la pertinence du matériau utilisé dans cette expérience (béton).

Les résultats finaux seront bientôt portés à votre connaissance. Ils confirment ce que nous annoncions déjà dès octobre dans un article antérieur.

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