IODDE

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lundi 23 août 2010

Quel avenir pour la concession de Chassiron ?

Nous avons déjà largement évoqué cette expérience pionnière : la mise en place d'une concession scientifique sur l'estran rocheux. Cette zone de 26 hectares est en place depuis février 2008 près du phare de Chassiron, à la pointe de l'Ile d'Oléron.

De l'avis général (les universitaires qui étudient la zone, les associations, les pêcheurs locaux, les collectivités et services d'Etat), l'expérience est très positive. Elle a permis à la nature de reconquérir l'estran, qui est devenu magnifique. Des dizaines de nouvelles espèces ont été découvertes à l'occasion de la thèse de Mathieu Le Duigou et des inventaires réalisés par les universitaires. Une véritable nurserie d'étrilles y est installée (70 % de femelles dans la concession contre 30 % seulement aux alentours). C'est aussi une réussite du point de vue pédagogique car on a su montrer, sans trop embêter les pêcheurs, qu'il était important de préserver un peu de cet estran rocheux, encore trop méconnu et pourtant si riche en biodiversité.

L'arrêté préfectoral qui réglemente la zone avait été conclu pour 3 ans, et prendra donc fin en février 2011. Il conviendra prochainement de faire des propositions. A ce jour tout est envisageable : prolonger la fermeture quelque temps ? Rouvrir totalement ? Rouvrir sous conditions (pas d'outils, pas de retournements de roches...) ? Trouver d'autres zones à régénérer dans les environs (principe des "jachères" tournantes) ? Rien n'est tranché. Afin de faire participer les usagers aux débats, une soirée publique est organisée :

=> Le vendredi 10 septembre à 19 heures (Port de Saint-Denis d'Oléron, Salle de l'YCO, à l'étage).

Pendant cette réunion chacun pourra se rendre compte des résultats de l'expérience, poser des questions aux chercheurs et aux autorités, et bien sûr donner son avis sur l'avenir de la concession.
Organisée (bien volontairement !) pendant la grande marée d'équinoxe, mais à marée haute, gageons que les pêcheurs à pied intéressés seront prêts pour échanger sur ce sujet.

Vous pouvez téléporter l'affichette dans l'annexe ci-dessous

L'agrément Environnement pour IODDE

Le Préfet de la Charente-Maritime vient de nous accorder l'agrément au titre de l'environnement, pour le département. Cette étape supplémentaire officialise notre travail en la matière et nous ouvre de nouvelles portes.

Pour les amateurs d'arrêtés préfectoraux, cliqueter sur l'annexe ci-dessous...

jeudi 5 août 2010

Les locaux inaugurés

Nous ne parlerons pas de "nouveaux locaux" car jusqu'à maintenant, IODDE a fonctionné sans ! Le contraste est d'autant plus appréciable : le domaine sur lequel l'association s'installe est fort attrayant.

Quatre hectares de dunes, en partie boisée, ont été rachetées par le Conservatoire du Littoral (et sur un financement en grande partie du Département). C'était l'ancienne colonie de vacances du Conseil Général de Seine Saint-Denis, qui n'était plus utilisée depuis des années. La gestion est maintenant assurée par la Communauté de communes de l'Ile d'Oléron.

Sur cette dune, il reste un bâtiment central (où IODDE a installé ses bureaux), deux annexes importantes, des blocs sanitaires, plateformes de campement, aires de jeux, et même des lampadaires et une petite route goudronnée... La grande majorité de ces choses va disparaître et c'est la nature qui reprendra ses droits sur le maximum de surface. Entre le port du Douhet et le front de mer de La Brée, cela constitue une véritable fenêtre naturelle. Si l'on regarde le site sous un autre angle, on voit que la dune se prolonge par la plage, l'estran (rocheux) puis la mer des pertuis (le panorama est superbe, de l'ile de Ré au Fort Boyard) ; de l'autre côté, c'est le marais du Douhet et ses espaces également protégés.

Un potentiel qu'il appartiendra à IODDE et à ses partenaires de mettre en valeur. L'année qui vient sera consacrée à la renaturation du site et à un plan de gestion. Ensuite, bien sûr, les visites seront possibles, encadrées par des spécialistes, à la recherche des richesses naturelles de la dune, parmi lesquelles figure au premier plan l'œillet des dunes, une plante protégée au niveau national.

Nous remercions l'ensemble des partenaires qui sont venus inaugurer les lieux et qui nous ont fait confiance pour faire honneur à ce site magnifique. Et bien sûr, surtout même, d'avoir montré là que parfois on mise sur la destruction de bâtiments, même dans un des territoires les plus touristiques de France.

lundi 2 août 2010

Nouveau dépliant "pêche à pied"

Le premier dépliant "conseils pratiques" édité en 2007 a eu un certain succès puisque 30 000 exemplaires ont été diffusés, en grande partie par les Offices de tourisme que nous remercions, et par nos collaborateurs sur le terrain.

La réglementation ayant un peu changé depuis, nous avons décidé de revoir l'ensemble et opté pour une version plus simple, plus sobre graphiquement.
Il est disponible en accompagnement des réglettes, elles aussi renouvelées et mises à jour, dans tous les Offices de Marennes Oléron et dans plusieurs campings.


Avec les panneaux érigés par la Communauté de communes d'Oléron sur tous les sites de pêche à pied, ils constituent une base d'information fiable sur la réglementation en vigueur et les principaux conseils pour une pêche à pied respectueuse et durable.
Pêcheurs à pied, munissez-vous en !

Vous pouvez aussi télécharger le dépliant en cliquetant sur l'annexe, ci-dessous (4 Mo, en PDF)

vendredi 14 mai 2010

Rapport final du diagnostic REVE

Le programme "R.E.V.E." (Reconquête Et Valorisation des Estrans) s'est donc terminé fin 2009. Entre autres actions, il s'agissait de réaliser un diagnostic complet de la pêche à pied récréative sur le Pays Marennes-Oléron. Cela a mobilisé plusieurs salariés de l'association IODDE et près de 60 bénévoles, pendant 3 ans et demi.


Parmi les résultats les plus marquants, on peut noter :

  • Chaque année, environ 220 000 séances de pêche se succèdent sur les estrans (dont 113 000 sur les rochers, 40 000 sur les sables à coques et couteaux, 18 000 sur les plages à tellines, et 48 000 sur les vases).
  • Cela représente près de 45 000 personnes différentes qui pratiquent ici cette activité, chacune donc plusieurs fois par an, selon des profils variés.
  • Il existe une relation logique entre les types de pêches et les profils de pêcheurs : public familial sur les plages, plus masculin et expérimenté sur les zones à étrilles, etc.
  • 92 % de cette fréquentation est d’origine non-résidentielle. D’ailleurs le mois d’août représente à lui seul 60 000 séances de pêche soit 30 % du total.
  • Pour la moitié de ces personnes, les possibilités de pêche à pied sont un critère important de leur choix de destination. Il est donc important, aussi bien pour les habitants que pour les touristes, de préserver des sites de bonne qualité.
  • En moyenne, il se pêche environ 350 tonnes de coquillages et crustacés par an, dont environ 145 tonnes de palourdes, 35 tonnes d’étrilles (entre 350 et 400 000 crabes), 15 tonnes de flions (« luisettes »), 40 tonnes de coques en 2007 (c'est très variable selon les années)...
  • Un bon tiers de ces prélèvements n’est pas conforme à la réglementation en vigueur. Une autre partie, plus difficile à évaluer précisément, est gaspillée (espèces non consommables, surplus, mauvaise conservation).
  • La thèse de Mathieu Le Duigou prouve que le retournement desroches, par les pêcheurs d'étrilles, provoque une perte durable de la biodiversité (en moyenne de 30à 70 % par un simple geste). Tous les pêcheurs devraient donc cesser de renverser les pierres.
  • Les pêcheurs accueillent en moyenne à 95 % les actions d’information favorablement ; ce pourcentage croit d’ailleurs peu à peu, et tend vers 99 % sur les dernières évaluations 2009.

C'est l'occasion de remercier une nouvelle fois les partenaires qui ont permis la réalisation de ce travail innovant et précis : le Conseil régional Poitou-Charentes , le Conseil général de  la Charente-Maritime, la Communauté de communes de l'Ile d'Oléron, la Fondation Nature & Découvertes, et la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme.

En conclusion, la pression de pêche à pied est effectivement très forte sur le secteur. Certains gisements (coques, palourdes) en pâtissent très nettement. Il y a cependant de bonnes marges de manoeuvre, et les pêcheurs semblent prêts à s'améliorer. La connnaissance de la réglementation et des bonnes pratiques augmente sensiblement. De plus, nous avons été très impressionnés par la capacité des estrans à se régénérer. Notre travail se termine donc sur un double message, de responsabilisation et d'espoir.

Enfin, "se termine", pas tout à fait, pas du tout même ! Car nous poursuivons sur cette thématique, tout d'abord localement avec plusieurs études et la continuité de nos actions pédagogiques. Nationalement, IODDE repère d'autres initiatives et anime un réseau d'acteurs, transmettant ainsi son expérience sur d'autres côtes françaises. Nous en reparlerons bientôt...

Comptage général du 28 avril : résultats

C'était une première : compter le plus possible de sites de pêche à pied, en cette grande marée du 28 avril, sur le périmètre du projet de parc Naturel Marin c'est à dire depuis l'estuaire de la Gironde jusqu'au Sud de la Vendée, îles charentaises comprises.
Cette action a été menée dans le cadre d'une étude commandée à IODDE par l'Agence des Aires Marines Protégées. Il s'agit, en 2010, d'évaluer la pression de pêche à pied sur ce périmètre très vaste. Pour ce faire, nous avons fait appel à de nombreux bénévoles de l'association, mais aussi au Groupement associatif "Estuaire" et à l'APE de La tranche-Sur-Mer, pour la Vendée, et à l'écogarde de l'Ile de Ré : un grand merci à tous les participants qui ont permis de couvrir la plupart des sites qui nous intéressaient principalement.

Résultat : 4005 pêcheurs ont été dénombrés. Ce chiffre constitue un minimum de la fréquentation réelle ; si on ajoute des estimations pour les sites non couverts, on atteint un maximum possible d'environ 5500 pêcheurs, pour cette marée de printemps (qui ressemblait d'ailleurs à une belle journée d'été !). néanmoins la carte suivante ne présente que les résultats réellement comptés. En bleu, les sites comptés ; en rouge, les sites interdits ; en gris, les sites non comptés.

Un tel comptage ne suffit bien sûr pas à déduire le nombre de pêcheurs qui fréquentent nos côtes. Ce n'est qu'une des méthodes utilisées : nous réalisons également des suivis réguliers de certains sites "témoins", des interviews de pêcheurs, des calculs... Le tout sera disponible à la fin de l'année.

Et bien sûr d'autres comptages collectifs sont organisés pour approfondir et compléter... Et pas plus tard que ce samedi 15 mai ! Merci encore à tous les participants.

Conférence biodiversité : les estrans

En cette année 2010, année internationale de la biodiversité, le Conseil de développement et la Communauté de communes de l'Ile d'Oléron ont permis l'organisation d'une grande série de soirées publiques, alliant des interventions de spécialistes locaux et des échanges avec le public : comment faire pour enrayer la perte générale de biodiversité, voire la restaurer, à l'échelle du Pays Marennes-Oléron ? Toutes ces soirées sont gratuites et ouvertes à tous.

Pour terminer la session de printemps, une soirée sur le thème des estrans sera présentée ce mardi 25 mai à 20h30 au Centre d'Animation et de loisirs de Marennes. Jacques Pigeot présentera la biodiversité de ces milieux, et JB Bonnin enchaînera sur les pressions qu'ils subissent, notamment par la pêche à pied.

Après une longue pause "estivale" les conférences reprendront en octobre.

Pêche à pied interdite à nouveau dans le nord 17

La toxine amnésiante qui avait provoqué l'interdiction de pêche en mars sur tout le département est de retour... Cette fois, la mesure préfectorale d'interdiction concerne uniquement le nord de la Charente-Maritime : la partie septentrionale de l'Ile de Ré, et de l'Houmeau à Charron. Cela concerne aussi toute la partie vendéenne du Pertuis Breton : jusqu'à la pointe du Groin du Cou à La Tranche-Sur-Mer. Rappelons aussi que cela est valable à la fois pour les coquillages et les crustacés.

La pêche à pied reste donc autorisée sur Oléron.
D'après nos dernières informations, cette toxine (liée à des développements de micro-algues) est déjà en diminution, mais il faudra une série d'au moins deux analyses favorables (Ifremer) successives pour lever l'interdiction, probablement la semaine prochaine.

mardi 23 mars 2010

Semaine du développement durable

Le Conseil de développement et les communes du Pays Marennes Oléron se sont mobilisés cette année pour proposer un riche programme d'activités, à l'occasion de la semaine du développement durable, du 1er au 7 avril.

Vous en trouverez tous les détails dans le fichier joint (cliqueter sur l'annexe en fin d'article). Les activités sont très variées et vous permettent de découvrir un panorama de différentes initiatives locales.

IODDE participe aux côtés de la commune de Saint-Denis d'Oléron et du Phare de Chassiron, en animant le 2 avril une visite de la Concession scientifique de Chassiron, suivie d'une présentation en salle des enseignements du programme REVE.

Attention, plusieurs horaires différents ont été diffusés, voici les bons :

  • Pour la sortie : Rendez-vous le 2 avril  à 13 heures à l'entrée du phare de Chassiron (prévoir des bottes !)- Durée 2 heures environ.
  • Pour la conférence, le 2 avril toujours (dans la foulée), rendez-vous à 15h30 dans la salle de la pointe (site de Chassiron).

Tous ceux qui s'intéressent à l'avenir de cette concession scientifique sont les bienvenus pour débattre ensemble des mesures à privilégier, car il faudra se décider bientôt : prolonger l'expérimentation, la déplacer sur une autre zone de l'estran, la rouvrir à la pêche ? Plusieurs options sont possibles, et tout se fera dans la transparence et la concertation.

vendredi 26 février 2010

Les prochaines animations

IODDE vous propose quelques rendez-vous ici et là... Venez nombreux !

=> Mercredi 3 mars : Ciné-Débat : OCEANS de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud
A 20 h 30 au cinéma l'Estran, à Marennes

Filer à 10 noeuds au coeur d’un banc de thons en chasse, accompagner les dauphins dans leurs folles cavalcades, nager avec le grand requin blanc épaule contre nageoire...
Le film Océans c’est être poisson parmi les poissons. Après Le Peuple migrateur, Jacques Perrin nous entraîne, avec des moyens de tournage inédits, des banquises polaires aux tropiques, au coeur des océans et de ses tempêtes.

La soirée, organisée par le Local avec le Lycée de la mer de Bourcefranc et IODDE, se prolongera après le film par une discussion autour du thème : "Quel avenir pour nos océans et nos côtes ?".

 

=> Vendredi 2 avril : sortie et conférence sur la Concession scientifique, Saint-Denis d'Oléron
Dans le cadre de la semaine nationale du développement durable

Nous venons de passer le second anniversaire de la mise en concession d'une zone de 26 hectares de l'estran rocheux de Chassiron (plan ci-dessus). Nous proposons à toutes les personnes intéressées de participer à une visite de cette petite zone protégée, encadrée par nos soins, pour constater le bon état du milieu naturel. Puis nous nous retrouverons à la salle de la pointe pour une conférence sur cette expérience, et discuter avec tous des meilleurs choix à envisager après les 3 années de concession, c'est à dire dans moins d'un an. En effet, avant de décider quoi que ce soit (prolonger la protection, ouvrir, ouvrir sous certaines conditions... ?), nous souhaitons recueillir les avis de tous.

En coopération avec le Conseil de développement du Pays Marennes Oléron, l'Université de La Rochelle, le Phare de Chassiron, et la Commune de Saint-Denis d'Oléron.

 

=> Mardi 20 avril : conférence sur l'impact du retournement des roches par les pêcheurs d'étrilles
A l'Aquarium de La Rochelle, 19 h - Organisation ECOLE de la mer, en partenariat avec l'Université de La Rochelle.

La thèse de Mathieu Le DUIGOU a été consacrée depuis 2006 à examiner les conséquences sur le milieu naturel du comportement encore trop répandu de certains pêcheurs de crabes, qui retournent les pierres de l'estran. En moyenne, c'est 30 % de la biodiversité qui est éliminée par ce simple geste, parfois jusqu'à 70 %. Il suffit de multiplier cet impact par le nombre de pierres retournées (plusieurs millions par an, rien que sur Oléron) pour imaginer les dégâts provoqués (et qui pourraient être évités).
Nous reviendrons sur cette étude qui se prolonge par la définition d'indicateurs biologiques de la santé de l'estran rocheux, et bien sûr par un travail pédagogique envers les pêcheurs.

 

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