IODDE

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mercredi 1 juillet 2009

Exercice... Super facile !

Suite au grand succès de notre petit exercice de détermination des espèces de palourdes, nous vous proposons une petite révision de vacances, très simple. Il s'agit de déterminer quelles sont ces deux espèces de bivalves que notre mannequin tient en main, sur la photo ci-dessous...

Comme d'habitude, vous jouez pour vous.
La réponse doit pouvoir se trouver dans un article précédent...
Si vous connaissez la réponse, et que c'est vraiment trop aisé pour vous, vous pouvez faire jouer des pêcheurs moins expérimentés; et vous aurez peut-être des surpises !

samedi 27 juin 2009

Bulletin météo + surf du 27 juin

Cette fois c'est l'été ! Du soleil, de la chaleur, des petites vaguelettes pour apprendre le surf, et tout.
Protégez-vous, buvez de l'eau, enfin de toutes façons ça passe vite : bientôt l'automne.
Voir le bulletin hebdomadaire dans l'annexe ci-dessous.

dimanche 14 juin 2009

A la pêche aux coutelets

Dans notre série : "connaissance des animaux de l'estran", après les palourdes... Les couteaux ! C'est qu'il y a aussi plusieurs espèces, dont principalement deux sont pêchées à pied sur Oléron.

  • Le couteau droit : Solen marginatus
  • Le couteau silique : Ensis silica (à gauche sur la photo ci-dessous)

Les deux cohabitent dans les sables qui découvrent à marée basse, à Boyardville, Gatseau, ou sur le banc des Bris, et autrefois sur d'autres sites désormais en réserve naturelle. Ils ont aussi la même taille minimale de capture réglementaire : 10 centimètres. Il faut les faire dégorger avant de les consommer, crus ou poêlés à l'ail et au persil par exemple, ou encore grillés au barbecue...
Ces quelques points communs ne doivent pas masquer de grandes différences, dont la principale est peut-être le goût !

Le couteau droit ou couteau noir (coutelet nèg', en mode local) est sans doute celui qui est pêché par le plus grand nombre de personnes. Il se repère bien dans le sable, par ses trous rectangulaires ou en forme de trou de serrure. On peut le capurer par divers moyens. Le plus ludique, en particulier pour les enfants, est de verser un peu de sel fin sur le trou (et qu'on ne vous voie pas avec du sel de Guérande ou de Camargue !). Le couteau, interloqué par cette salinité inhabituelle, et s'il est d'humeur, va tout d'abord cracher puis émerger de quelques centimètres : il suffit alors de le saisir, en prenant garde de ne pas placer ses doigts sur sa tranche coupante... Il suffit ensuite de le tenir fermement (c'est qu'il résiste le bougre), et de le retirer petit à petit. Tirer d'un coup sec le ferait s'auto-mutiler du pied, la partie la plus charnue et donc comestible qui resterait enfouie, le couteau étant perdu. On pêche aussi ce couteau avec une fourche ou une "ferrée", sorte de pelle étroite. Certains utilisent également des baleines de parapluie ou du fil de fer, mais cette technique est à proscrire car elle détruit l'animal. Si c'est un petit, ce qui est vrai dans la plupart des cas, il ne servira à rien de le relâcher et il sera gaspillé. De plus, les couteaux ainsi abîmés ne dégorgent pas, et sont bien moins agréables à consommer.

Le couteau silique (le vrai coutelet !) est plus difficile en affaires, mais c'est de loin le plus savoureux. Sa pêche est une histoire de spécialiste. Au contraire du précédent qui creuse verticalement, celui-ci est dans une galerie qui peut avoir une orientation très variée, et rarement perpendiculaire à la surface. Dès lors, deux difficultés apparaissent. Premièrement, le trou apparait moins nettement, et il faut un oeil exercé pour le découvrir. Et de plus, il ne réagit nullement au sel, même s'il vient des salines locales...


Nous n'expliquerons pas ici toute la finesse de la technique. Seuls quelques habitués arrivent à faire de belles pêches avec cette espèce. Ils savent reconnaître les trous parmi les nombreuses irrégularités de l'estran sableux. Ils savent ensuite comprendre l'emplacement précis du bivalve, et enfin le sortir sans le casser. Et nous, nous devons nous contenter de savoir reconnaître ces pêcheurs, qui ont toujours de beaux paniers pleins de grands coutelets !

Le couteau silique est nettement plus grand que son cousin droit. On peut se poser d'ailleurs la question d'avoir une maille différente pour ces deux espèces : pêcher un coutelet nèg' de 10 cm est assez rare, tandis qu'un "vrai coutelet" à cette taille est encore un bébé.
Encore un détail : c'est plutôt une pêche d'hiver, même si les estivants pratiquent la recherche du couteau (principalement le couteau droit, d'ailleurs).

L'association IODDE est en train de réaliser le diagnostic de la pêche aux couteaux sur Oléron, comme elle l'a déjà fait pour les autres coquillages et crustacés. Les résultats seront disponibles dans quelques mois sur ce site.

Bulletin météo + surf du 14 juin

Laissons passer l'orage : la semaine s'annonce estivale, et il ne manquerait plus que ça ! En bonus, la question du jour : pleuvra-t-il sur les musiciens le 21 ? Vous le saurez... le 21.

Lire le bulletin hebdomadaire dans l'annexe ci-dessous.

dimanche 24 mai 2009

Résultat de l'exercice...

Avant de lire la réponse, il n'est pas trop tard pour tenter votre chance, en lisant l'article précédent ici.
Sur la photo, il s'agissait de distinguer la palourde européenne et la palourde japonaise...

Réponse : la palourde japonaise est celle qui est dans le creux de la main : plus dodue, moins anguleuse que l'espèce européenne, plus fine et aux couleurs plus uniformément grise, située sur les doigts.
Rappelons que cette distinction n'est pas toujours facile (voir un article plus détaillé ici).
Bravo à ceux qui n'ont pas hésité... Qui doivent tout de même être assez rares !!

lundi 11 mai 2009

Exercice !

Nous avons récemment publié un article (que vous pourrez relire ici) sur les deux principales espèces de palourdes présentes sur nos côtes. Rappelons que la maille réglementaire de la palourde japonaise est descendue à 3,5 cm, alors que celle de la palourde européenne est restée à 4 cm ! Il reste donc deux choix possibles pour le pêcheur à pied : soit apprendre à les distinguer, soit appliquer la taille de 4 cm pour toutes les palourdes.
Saurez-vous les reconnaître ?
Sur ces images, les deux espèces sont représentées : lancez-vous !

Il n'y a rien à gagner, si ce n'est la possibilité de pêcher un peu plus facilement les palourdes japonaises.
Nous publierons le résultat dans les prochaines semaines.

Rappelons que le vrai critère scientifique de distinction est caché au niveau des siphons. Si l'on était très rigoureux, on devrait dire que la dissection est indispensable, mais avec l'habitude on arrive quand même à être assez sûr de soi simplement en observant différentes caractéristiques de la coquille.
Bon courage, et à bientôt !

dimanche 19 avril 2009

Bulletin d'actualités IODDE N° 8


Après plusieurs mois sans bulletin, nous avons décidé de remettre en route cette modeste feuille de liaison qui permet aux ahérents et partenaires de l'association (qui normalement le reçoivent par messagerie) de suivre l'actualité des différents projets, en plus du site Internet.
Nous vous en souhaitons une agréable lecture (cliqueter sur l'annexe ci-dessous).
Plusieurs articles vont d'ailleurs faire l'objet prochainement de petits "billets" sur le blog.
Rappel : vous pouvez adhérer à l'association en suivant la rubrique ad hoc dans le menu ci-contre !

mercredi 15 avril 2009

Etude parpaings : quelques nouvelles

Mathieu LE DUIGOU, qui arrive en deuxième partie de thèse, nous explique l'avancement de son travail :

Quelques nouvelles de l'expérimentation menée dans l’écluse des Vincentes à Dolus, dont la partie « terrain », vient de prendre fin en février dernier (soit deux ans après avoir été initiée). Pour rappel, cette expérience vise à définir la sensibilité de différents organismes marins en réponse au retournement, sans replacement, des roches.  Dans cette perspective, des blocs en béton retournés régulièrement ont été comparés à des blocs dits « témoins », non perturbés.

Les organismes marins qui ont colonisé ces surfaces artificielles sont systématiquement dénombrés (1 420 000 individus recensés jusqu’à présent !) et identifiés jusqu’à l’espèce, sous loupe binoculaire ou au microscope, sur la base de critères morphologiques spécifiques. Il peut s’agir, par exemple, de la forme des soies, des élytres, ou encore du pharynx chez les annélides (vers annelés)…


… et les critères de détermination sont encore différents chez les amphipodes (petits crustacés) !


Ces déterminations permettent de connaître, pour chaque échantillon, le nombre exact d’espèces (c’est ce qu’on appelle la « richesse spécifique ») et leurs contributions relatives en termes d’effectifs : informations essentielles au calcul des « indices de diversité ».

Les derniers échantillons sont actuellement traités en laboratoire, à La Rochelle, et devraient fournir les tendances définitives pour le début de l'été (juin). Des blocs rocheux naturels (calcaires) issus du même site sont également analysés, pour disposer d'éléments de discussion quant à la pertinence du matériau utilisé dans cette expérience (béton).

Les résultats finaux seront bientôt portés à votre connaissance. Ils confirment ce que nous annoncions déjà dès octobre dans un article antérieur.

jeudi 2 avril 2009

Rumeur sur la pêche des palourdes

Plusieurs messages nous sont parvenus au sujet de la pêche des palourdes, indiquant qu'elle serait fermée le dimanche.
Renseignement pris auprès des Affaires Maritimes (Bureau de Marennes : 05 46 85 14 33), il s'agit bien d'une rumeur : cette pêche reste ouverte tous les jours pour les pêcheurs amateurs, dimanche compris.

Certains ont aussi vu passer un article sur le journal Sud-Ouest concernant des dates de fermeture (ouverture au 1er avril). Ces dates concernent uniquement les sites classés pour la pêche à pied professionnelle : Bonne-Anse, Bellevue (sur ce dernier site la pêche est interdite aux amateurs car dans la réserve naturelle).


Toutefois, nous précisons en tant qu'association que les palourdes ne sont vraiment pleines et bonnes à déguster qu'en fin de printemps et en été ; il est dommage de commencer à puiser dans la ressource trop tôt. La pêche est donc bien autorisée, mais nous serions néanmoins pour encore un peu de patience !

Rappelons en passant que la maille réglementaire, depuis 2008, est de 4 cm pour la palourde européenne et de 3,5 pour la palourde dite japonaise (voir article précédent en cliquant ici).

dimanche 8 mars 2009

Derniers oursins : idée recette

Voilà, c'est bientôt la fin de la saison des oursins. Pour les amateurs, ces dernières marées peuvent être l'occasion de tester une nouvelle recette d'oursins à la crème cuits à la braise, bonheur de l'hiver, du jamais vu même dans les plus grands restaurants !

Il vous faudra : un feu de cheminée*, de beaux oursins frais pêchés, de la crème fraîche, un petit peu de beurre, et de la ciboulette. Ce n'est pas une recette "régime", mais bon, de temps en temps, quand même... Une recette 3 étoiles pour un coût ultra-modeste.

Mettre de côté 1 ou 2 beaux oursins par personne. Les ouvrir en prenant soin qu'ils conservent une forme de bol : pas trop ouverts, ni trop fermés (la cuillère devra passer !).


Réserver leur corail dans un bol, puis videz bien les coquilles (on appelle cela le "test" chez l'oursin, en passant) et rincez-les sous l'eau. Elles serviront de récipients.


Ouvrez d'autres oursins pour compléter (environ 2 de plus par personne), et ajoutez leur corail à celui déjà récolté dans le bol.


Fouettez puis ajoutez environ 1/4 du volume de crème fraîche par dessus le corail et fouettez le tout (fouet ou fourchette) jusqu'à obtenir une consistance onctueuse et grumeleuse. Réservez.


Au fond les oursins vides et propres, placez une petite lichette de beurre (une petite lamelle, une demi-noisette...). Versez par-dessus le mélange crème-corail jusqu'à presque remplir la coquille. Vous pouvez faire un tour de moulin de poivre.


Coupez quelques petits éclats de ciboulette à la surface. Ca a l'air d'un détail mais ça donne beaucoup d'intérêt gustatif au résultat.


Vos oursins sont prêts à cuire.
Pendant ce temps, quelqu'un aura pris soin de dégager une plateforme de braise bien rouge dans la cheminée.
Apportez vos oursins près de la braise. La cuisson ne prend que quelques petites minutes : ne les placez que quand tout le monde est à table.
A l'aide d'une pince, posez vos oursins (un par personne, dans un premier temps, vous pourrez renouveler ensuite). Attention à ne rien renverser ni se brûler.



Lorsque le mélange commence à frémir ou à bouillir, laisser encore 30 secondes environ. Récupérez l'oursin avec la pince (il faut être un peu habile, on n'a rien sans rien !) et servez sur assiette chacun des convives.


La recette se déguste chaude, à la petite cuillère ou avec des "mouillettes" de bon pain.
Il est conseillé de touiller délicatement son oursin pour homogénéiser la crème avant de se délecter...

Bon appétit !!

Merci à Stéphane Brault pour la transmission de la recette. Merci à Marie Simon et Yann Sourbier pour la séance photo !
Plusieurs variantes sont à tester : avec du Roquefort, par exemple. Mais gardez aussi des idées pour l'hiver prochain.
* La cuisson peut s'effectuer au four (grill) mais avec un goût moins riche. En effet, la braise a pour effet de rôtir quelques épines des oursins ce qui leur ajoute un fumet unique au moment où on penche le nez sur l'assiette ! Mais c'est bon quand même ; attention aussi à bien surveiller car si c'est trop cuit, la crème devient pâteuse et moins délicieuse...

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