IODDE

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 15 janvier 2012

Les vélelles

Nous avons été sollicités à plusieurs reprises pour déterminer une espèce marine aux allures quelque peu étranges, qui s'est échouée en masse cet automne à l'ouest d'Oléron. Nombreux sont les promeneurs qui ont été intrigués par ces "bestioles" bleues, sans queue ni tête...

Il s'agit en fait de vélelles (nom scientifique : velella velella : facile, pour une fois !). Ce sont des organismes marins, pélagiques, c'est à dire qu'ils flottent au gré des courants. Ils sont rattachés au groupe des cnidaires, comme les méduses, les anémones de mer ou encore les coraux.

Chaque unité est en fait constituée d'une colonie de centaines de polypes, qui sont organisés et remplissent diverses fonctions. Elle possède un disque cartilagineux qui contient des poches d'air. Ce flotteur est surmonté d'une voile, qui reste normalement hors de l'eau, et qui augmente ses possibilités de déplacements en combinant le vent et les courants. La petite voile est d'ailleurs orientée de biais par rapport à l'axe principal de la colonie, ce qui est peu banal.
Sous l'eau, un polype est chargé de la nutrition (un gastrozoïde, situé au centre, capture le zooplancton). D'autres sont là en périphérie pour défendre l'organisme par la production de substances faiblement urticantes (ce sont les dactylozoïdes), sans danger pour l'homme. D'autres enfin gèrent la reproduction : ce sont bien sûr les gonozoïdes ! Sur les animaux échoués, on ne distingue pas tous ces éléments. Pour briller en société lors de vos soupers mondains, rappelons également que les organismes qui vivent comme les vélelles, à la surface des océans, constituent le pleuston.

La bête mesure jusqu'à 6 centimètres de diamètre. Sa couleur bleue est due à des protéines pigmentées. Après quelques jours, elle sèche et devient translucide.

Les vélelles ont aussi un nom local, mieux connu dans les Landes et au Pays basque : les "barques de la Saint-Jean". Sur la côte d'Azur on les nomme "méduses voilettes". Du fait de leur mode de dispersion, on les trouve un peu partout dans le monde, essentiellement dans les eaux chaudes.

Dans les proches familles, on connaît mieux la Physalie (appelée aussi galère portugaise), cette fois une vraie méduse, et qui est très urticante. Cette espèce possède également un flotteur (beaucoup plus grand, et sans "voile"), est aussi composée d'une multitude de polypes différenciés, et est de couleur bleue. L'image ci-dessous montre une physalie échouée sur une plage des Canaries, en décembre dernier.

Pour voir de magnifiques images de détails sur les vélelles, nous vous conseillons l'excellente vidéo (ainsi que les photos) des "chroniques du plancton" (CNRS) : http://www.planktonchronicles.org/fr/episode/16.

Et bien sûr l'incontournable site Doris (Fédération nationale de plongée sous-marine), pour fouiller et découvrir des présentations de très nombreuses espèces marines : http://doris.ffessm.fr/accueil.asp .

jeudi 5 janvier 2012

Bonne année 2012 !

Les images ci-dessus retracent quelques souvenirs de 2011 : Mayotte, les études sur l'estran avec les adhérents, les séjours au Phare de Cordouan, les sorties d'échanges avec les bénévoles, un joli nudibranche, une étoile de mer sur "notre" plage de La Brée, le groupe des rencontres nationales de la pêche à pied récréative à Pléneuf-Val-André (22), la plage de Gatseau, la signature de la labellisation CPIE à la Citadelle, une maison du pays, une femelle de crabe enragé (et non pas une femelle enragée de crabe), une vache se reflétant dans le marais de Marennes, le tournage de l'émission "Des racines & des ailes" (diffusion en avril prochain !), notre Président partant à la pêche sous un arc-en-ciel, les applaudissements lors de l'Assemblée Générale des CPIE en Corse, et à nouveau une sortie avec les bénévoles.
Les clichés sont de Maria Boggia, Philippe Fonteneau, Christophe Pelaprat (Biljara), Adrien privat, Bertrand Piques, Jean-Baptiste Bonnin.

jeudi 1 décembre 2011

Les agendas 21 et la gouvernance...

Nous voilà vingt ans après "RIO". Le sommet de la Terre, dont certains peuvent encore se rappeler qu'on en sortait un peu déçus à chaud, aura finalement eu des retombées importantes, en particulier dans deux domaines : la promotion des Agendas 21 comme outils de réflexion et de planification du développement durable, et le développement de nouvelles formes de gouvernance pour associer la population, les acteurs, aux diagnostics, aux décisions et aux actions.

Vingt ans après donc, dans la région Poitou-Charentes, il y a un certain nombre d'Agendas 21 qui sont déjà rédigés, en cours, ou en préparation. Dans la plupart des cas, la question de la gouvernance est posée. Le principe est souvent partagé, mais concrètement comment faire ? Comment associer les citoyens à ces programmes parfois assez difficiles à appréhender ? Comment être sûr d'avoir sollicité tout le monde ? Comment les citoyens qui s’investissent peuvent-ils être convaincus que leur parole sera bien prise en compte ? Qu'attend-on d'eux exactement : du monde dans les réunions pour la photo, des avis techniques pointus, du bon sens collectif, une implication sur le long terme... Un peu de tout ? Et surtout comment cela peut-il se traduire concrètement ?

IODDE / CPIE Marennes-Oléron est partenaire de longue date de l'association "DéPart" (Recherche - action Démarches Participatives), spécialisée dans ce domaine où beaucoup reste à inventer. Nous avons coopéré pour l'animation de l'Agenda 21 de la Communauté de communes de l'Ile d'Oléron (seul Agenda 21 en cours de validation par le Ministère dans la région), ou encore pour la Communauté d'Agglomération de La Rochelle.

Le 6 décembre prochain à Niort, l’association DéPart organise une matinée de rencontre, avec tous les acteurs impliqués dans les Agendas 21 de la région : services de l'Etat, collectivités, consultants... L'objectif est d'échanger entre praticiens, de faire le point sur les avancées et les difficultés rencontrées, et finalement de produire un petit guide qui pourra aider les prochains porteurs de projets d'Agendas 21. Cette production sera présentée pour "Rio 2012", le sommet - anniversaire. 

jeudi 24 novembre 2011

IODDE en mission à Mayotte

Nous venons de recevoir quelques nouvelles de notre équipe de spécialistes (Bertrand et Adrien), qui sont actuellement en mission auprès du Parc Naturel Marin de Mayotte. Ce Parc prépare son plan de gestion et souhaite y incorporer un suivi méthodique de l'activité de pêche à pied. Nous avons été invités à mettre en place cette méthode avec l'équipe du Parc marin, sur place, pendant trois semaines.

Mayotte présente des caractéristiques assez contrastées. L'un des plus grands lagons du monde (plus de 1000 km²), un récif de corail de 160 km de long, des plages de sable fin, des conditions tropicales, l'océan indien eaux cristallines peuplées d'espèces de toute beauté... La carte postale est des plus attrayantes ! Cependant, les conditions de vie ne sont pas toujours faciles, les ressentiments vis à vis de la métropole ne sont pas unanimes (c'est, depuis peu, un département français), et actuellement la grève couve toujours en réaction à la vie très chère, en particulier pour l'alimentation.

Il y a une véritable culture de la pêche à pied, vivrière, diversifiée. Le marnage est d'environ 4 mètres (il est d'un peu plus de 5 mètres à Oléron), ce qui permet à de beaux "platiers" de découvrir lors des grands coefficients.

Notre travail est donc de mettre en place une méthodologie scientifique et adaptée à la fois au terrain (certains sites sont assez compliqués) et aux pratiques de pêche très différentes, sans compter la grande diversité d'espèces pêchées. Sur la base de notre expérience et de ces réalités locales, il faut formaliser une technique d'échantillonnage reproductible, pour rendre possibles des extrapolations les plus fiables possible.



Ces jours-ci, c'est également une grande marée là-bas, l'occasion d'aller observer les pêcheurs sur les récifs, de tester des questionnaires, de récolter les premières données. Elles seront ensuite saisies, organisées, traitées, analysées...  Et le suivi pourra ensuite démarrer, sans nous cette fois. Même si nous aurons toujours plaisir à suivre les opérations, sans doute à distance, depuis notre beau territoire de Marennes-Oléron !

Tous nos remerciements à Adrien & Bertrand pour ces superbes images. Nous en aurons peut-être d'autres d'ici la fin de la mission... Aventure à suivre !

mercredi 2 novembre 2011

Nouveau : téléchargez nos publications !

Suite à de nombreuses demandes, nous avons ajouté au site une page qui vous permet d'accéder à plusieurs documents que nous avons réalisés : rapports sur la pêche à pied, dépliants, exposition nationale, mais aussi le tout nouveau rapport sur les caractéristiques identitaires de Marennes - Oléron, vues par les usagers, qu'ils soient habitants de toujours, visiteurs, élus ou acteurs locaux.

D'autres documents seront ajoutés au fil du temps.

Pour accéder à ces documents, cliquez dans la colonne de gauche sur le titre "Publications à télécharger". Bonne lecture !

samedi 22 octobre 2011

Grandes marées 2012

Voici les plus forts coefficients pour l'année prochaine :

  • Mardi 24 janvier : 96
  • Vendredi 10 février : 104
  • Samedi 10 mars : 112
  • Dimanche 8 avril : 114
  • Lundi 7 mai : 109
  • Mardi 5 juin : 102
  • Jeudi 5 juillet : 99
  • Vendredi 3 août : 99
  • Lundi 20 août : 99
  • Samedi 1er septembre : 98
  • Lundi 17 septembre : 106
  • Mardi 16 octobre : 109
  • Jeudi 15 novembre : 107
  • Vendredi 14 décembre : 105

A noter d'ores et déjà un weekend de Pâques (7, 8, 9 avril) qui risque d'attirer les pêcheurs à pied. N'oubliez pas de respecter la réglementation, les conseils de prudence, et d'adopter les bonnes pratiques !
Ces conseils ont été repris dans une page de l'Annuaire des marées édité par Le Littoral, qui vient de paraitre. Merci à eux !

mardi 27 septembre 2011

Oléron durable : les suites

Les personnes intéressées par le développement durable de l'Ile d'Oléron auront tout avantage à participer aux différentes manifestations prévues les 7, 8 et 9 octobre prochains.
De nombreux habitants, usagers, acteurs de l'Ile ont contribué ces derniers mois à l'élaboration de l'Agenda 21 local, qui prévoit un ensemble d'actions. Il prévoit aussi que ce programme sera évalué régulièrement, et ce, toujours par voie participative. C'est dans cet esprit que la Communauté de communes propose de mettre en évidence l'une de ses grandes actions en cours, autour de l'agriculture durable.

Promouvoir le développement d'une production de qualité sur un territoire touristique, aux enjeux fonciers très prégnants, est toujours une gageure. Mais dans la concertation avec les différentes parties prenantes, et en s'appuyant sur les bonnes volontés, les solutions apparaissent petit à petit. 

En cliquetant sur l'annexe ci-dessous, vous pourrez découvrir le programme de ce weekend de début octobre, qui propose des réunions de travail et d'échanges, des visites, des films et des débats, et des repas de producteurs : toute une mise en place pour approfondir collectivement l'idée d'un développement agricole durable sur Oléron.

Le vendredi 7 octobre, à 18h30 (au cinéma l'Eldorado à Saint-Pierre), une réunion participative est prévue pour faire le point sur l'avancement de l'Agenda 21.Ce temps fort permettra à chacun de se rendre compte de l'avancement des actions (pour mémoire, en annexe également), et des pistes d'amélioration !

lundi 19 septembre 2011

Pour un Parc Naturel Marin efficace

Depuis environ deux ans, notre association suit de près le projet de Parc Naturel Marin sur les pertuis charentais et l'estuaire de la Gironde. Nous avons participé à la plupart des réunions et des débats qui ont jalonné ce programme. Nous avons aussi coopéré avec la Mission d'étude pour réaliser le diagnostic de l'activité de la pêche à pied récréative sur les 327 km² d'estrans que compte le périmètre. Enfin, très concernés par ce projet, nous avons proposé notre candidature au Conseil de gestion du Parc, candidature que nous présentons en collectif avec le CPIE Médoc, le CPIE de l’estuaire charentais, l'ECOLE de la mer, le Groupe associatif Estuaire (Vendée), l'association Nature en Pays d'Arvert, et la Fondation pour la Nature & l'Homme.

L'enquête publique se déroule dans toutes les communes du périmètre, jusqu'au 22 septembre. Chacun est invité à consulter l'ensemble des documents explicatifs et à donner son avis en remplissant le cahier ou en écrivant au Commissaire-enquêteur.

Réunis en commission le 7 septembre, les administrateurs, bénévoles et salariés intéressés ont planché sur un avis à émettre au nom de l'association. Cet avis est globalement favorable. A une période où l'on entend surtout les "contre", il nous semblait important de rappeler certains aspects positifs que le Parc Naturel Marin pourrait apporter.

L'objectif d'un tel outil est d'inscrire les multiples activités qui utilisent le milieu marin dans une perspective de développement durable. En premier lieu nous y entendons la préservation (et la restauration si nécessaire) d'un environnement de bonne qualité : c'est la base de toutes les activités, qu'elles soient primaires (production de coquillages, pêche...) ou liées aux loisirs et au tourisme. C'est aussi la qualité de vie que nous souhaitons avoir en tant qu'habitants du littoral.

Comme notre modeste expérience le montre, la concertation des acteurs est aussi une clé très importante. Si l'on arrive à mobiliser toutes ces compétences au service de l'amélioration continue, de la recherche de solutions de développement durable, nous aurons fait un très grand pas. C'est l'ambition du Parc, et notamment de son Conseil de gestion qui rassemble les représentants de l'Etat, des associations, des pêcheurs professionnels ou récréatifs, des industries, des experts, des élus territoriaux... Ce Conseil aura la responsabilité de la gestion du Parc Marin, et prendra des décisions cruciales. Il est important d'y être et actuellement la lutte fait rage entre les différentes professions qui veulent des sièges. Mais une fois installé, nous espérons que les échanges permettront une approche constructive.

Les zones littorales subissent des pressions de plus en plus fortes : plus d'habitants, plus de visiteurs, pour une ressource qui ne donne que les intérêts qu'elle peut générer. Il appartient donc à tous les acteurs de rechercher des solutions nouvelles et adaptées, si l'on veut que les générations futures puissent bénéficier de conditions de développement convenables. En la matière, la recherche, l'acquisition de nouvelles connaissances, seront des atouts très utiles que pourra apporter le Parc. Pour notre part, nous continuerons à travailler (entre autres) pour que la pêche à pied récréative y reste possible et de qualité, pour tous et pour longtemps.

La qualité des eaux entrantes doit être maîtrisée, et c'est pourquoi nous souhaitons que par sa force (la combinaison des différents acteurs de la mer et du littoral), le Parc Marin puisse contribuer à la prise en compte de ses impératifs par les acteurs de l'amont (bassins versants). Il peut le faire de différentes manières et il faudra toutes les utiliser. Parmi celles-ci, n'oublions pas la piste pédagogique : des moyens pourraient être mis en œuvre pour réaliser des campagnes de sensibilisation des habitants des bassins-versants pour qu'ils améliorent leurs impacts sur l'aval, par des modes de consommation et de production plus respectueuses.

Cette éducation, nous souhaitons bien sûr qu'elle soit développée aussi au niveau du Parc marin, et naturellement sur les littoraux, envers les usagers qu'ils soient permanents ou touristiques. Au-delà de ses objectifs internes, le Parc marin devra disposer de moyens en faveur de l'éducation pour un développement durable, bénéficiant à tous les champs de cette ambition indispensable.

Nous incitons donc chacun à s'intéresser de près à l'enquête publique, pour les quelques jours encore possibles, pour prendre part à ce vaste projet. Nous ne proposons pas de "lettre-type" à recopier mais avons livré dans ces quelques lignes les arguments qui nous semblaient essentiels.
L'implication du plus grand nombre est aussi un facteur de réussite pour ce Parc Naturel Marin, en plein cœur duquel notre territoire se trouve, et qu'il doit saisir comme une chance.

vendredi 2 septembre 2011

Filets calés sur l'estran : nouvelle réglementation

Entre 3 et 4000 personnes déclarent chaque année poser des filets calés sur la côte de Charente-Maritime. Une concertation entre pêcheurs plaisanciers, pêcheurs professionnels et autorités (Préfectures, DDTM, DIRM) a abouti à une nouvelle réglementation. Parmi les nouveautés, notez que la demande annuelle doit être faite par lettre recommandée, que chacun n'a droit qu'à deux communes (en non plus trois comme jadis). Il est toujours possible d'aller relever le filet d'un ami malade, mais cela devra être justifié par certificat médical (cela pour réduire certains abus dans les demandes d'autorisations)...

Pour les personnes intéressées, vous pouvez, (en cliquant l'annexe ci-dessous !) télécharger et lire trois documents de référence : l'arrêté basique de septembre dernier, le nouvel arrêté d'août 2011 qui modifie le précédent, et une fiche de synthèse reprenant l'ensemble des réglementations sur la pose de filet.

Mise à jour du 7 octobre 2011 : Le nombre d'autorisations sera limité à 2820 pour l'année 2012 (même nombre que celles données  en 2011).

vendredi 19 août 2011

Feuille d'actualités N° 12

Notre "irrégulomadaire" d'actualités vient de sortir : vous y trouverez quelques nouvelles sur les activités de ces derniers mois. Label CPIE, algues, séances de sensibilisation des pêcheurs, projets sur la pêche à pied et autres... Autant de sujets à découvrir pour mieux connaître et suivre la marche de notre association.

Pour téléporter et lire le document, cliquetez sur l'annexe ci-dessous.

- page 1 de 11