IODDE

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 6 mai 2012

La pêche aux fouisseurs suspendue

Suite à la découverte par l'Ifremer d'une toxine lipophile dans le milieu, la pêche à pied des coquillages fouisseurs (palourdes, coques, "tellines" [flions]), est interdite jusqu'à nouvel ordre par le Préfet, sur la côte ouest d'Oléron (de Chassiron à Gatseau : cela concerne surtout les "tellines" des grandes plages), et du côté de La Tremblade / Le Gallon d'Or. La pêche des coquillages non fouisseurs (huîtres, patelles, bigorneaux...) et des crustacés reste ouverte.

En ce weekend de grande marée, de nombreux pêcheurs pourraient ne pas avoir eu l'information : à nous tous de les prévenir ! Et d'espérer un retour prochain à la normale...

Voie en Annexe ci-dessous l'arrêté préfectoral.

lundi 23 avril 2012

Vive le bénévolat !

A l'occasion de la semaine du développement durable, cette année, IODDE / CPIE Marennes-Oléron a convié ses bénévoles à participer à deux journées thématiques, instructives et conviviales.

Nos spécialistes des algues, Jean-François, Jacques et Sarah ont organisé une marée de terrain à la découverte des différentes espèces présentes sur l'île. Du Chondrus crispus à l'ulve, en passant par la sargasse, une trentaine de variétés a pu être observée.


Le Chondrus (le "petit sart") était récolté en abondance il y a quelques siècles. L'église de Saint-Georges d'Oléron en témoigne d'ailleurs : elle porte à son fronton plusieurs sculptures représentant cette algue, dont on extrait un gélifiant encore très répandu en alimentation. L'Ulve, c'est l'algue verte, celle que l'on n'aime pas trop voir s'accumuler sur nos plages en été... Mais on peut aussi la déguster, en salade ou en friture autour de bonnes petites crevettes... Merci Dominique pour la recette !

Les sciences participatives étaient à l'honneur le samedi. Après une présentation générale d'Adrien, place au terrain avec 3 programmes testés par les bénévoles.

Le premier, "biolit" (pour biodiversité littorale) consiste à recueillir des informations sur les espèces présentes sur les estrans rocheux. Le programme a été présenté par Laurent Wenk, de l'association Planète Mer. Par petits groupes, les bénévoles se sont ensuite déployés sur l'estran de La Brée.


Le projet CapOeRa (pour Capsules d’œufs de raies) est bien connu ici puisque depuis plusieurs années, notre association relaie localement l'action et a déjà fourni plusieurs milliers d'échantillons. C'est l'APECS (Association pour l’Étude et la Conservation des Sélaciens), basée à Brest, qui coordonne. En quelques minutes de promenade sur la plage, 150 capsules étaient trouvées, de 2 espèces différentes (la raie brunette, largement majoritaire, et la raie lisse).

Enfin le projet "Spipoll" (pour " insectes pollinisateurs") a été expérimenté : chacun a choisi une espèce de fleur dans un périmètre, en l'occurrence le domaine du Douhet, et  photographié en 20 minutes le plus possible d'espèces d'insectes présentes. Puis retour au local pour une détermination, phase un peu plus studieuse !


Ces deux journées ont permis de passer des moments fort sympathiques, et peut-être, de faire naitre quelques vocations... Objectifs atteints !
Photos de Maria Boggia, Patrice Basset, Jean-Baptiste Bonnin

Merci aux producteurs locaux

Excellente surprise en ce début de printemps : l’association "La Cabane rouge" a accordé à notre association un don, correspondant au "1 % pour la planète" de leur chiffre d'affaires. Cette association regroupe les producteurs locaux du marché du port des salines, à Grand village (ouvert chaque mercredi !).
Très touché par cette initiative, notre Président Jacques Pigeot s'est rendu le 11 avril au marché et a pu échanger quelques mots avec Jacques Servant, Président de La Cabane rouge, en présence de M. le Maire de Le Grand Village-Plage.

Cette cérémonie très conviviale a permis de rappeler notre attachement à un territoire vivant, produisant, et consommant dans les principes du développement durable.
Un grand merci à tous les producteurs locaux pour cet encouragement très apprécié !

dimanche 22 avril 2012

L'anémone fraise

Avec un peu d'attention, toute promenade sur l'estran nous offre de belles surprises. L'anémone fraise fait partie des observations assez rares, surtout lorsqu'elle est épanouie comme ici, hier à l'Ecuissière, commune de Dolus d'Oléron.



Inconnue dans la région il y a encore quelques années, cette espèce porte bien son nom. Lorsqu'elle est fermée, ce qui est le cas en général, elle se présente sous la forme d'une boule rouge à pois verdâtres. La comparaison avec notre fruit de saison s'arrête là puisque l'on est là en présence d'un animal, de la famille des cnidaires.
Les tentacules (au nombre de 190, si vous voulez vérifier...) servent à capturer les mollusques et petits poissons dont elle se nourrit. Si vous la rencontrez, vous pourrez l'appeler aussi par son nom scientifique : Actinia fragacea.

lundi 26 mars 2012

Comptage national : le dispositif

La mobilisation est en marche pour réaliser le premier comptage national simultané des pêcheurs à pied. Le dimanche 8 avril, tout un réseau d'observateurs va permettre de connaître la fréquentation des sites de pêche à pied de la côte française, lors de la grande marée du printemps. Cette information inédite servira à améliorer nos connaissances sur cette activité, et de rechercher ensemble les meilleurs moyens de la préserver.

Sur certains secteurs, nous recherchons encore des bénévoles pour réaliser ce comptage, au moment de la marée basse du 8 avril. Mise à jour régulièrement, la carte ci-dessous vous permet de trouver le contact du coordinateur local :


Afficher Comptage collectif national des pêcheurs à pied _8 avril 2012 sur une carte plus grande

Cette opération est coordonnée par le Conservatoire du littoral, l'Agence des aires marines protégées, l'association VivArmor Nature, et l'association IODDE / CPIE Marennes-Oléron. D'ores et déjà de très nombreux partenaires sont impliqués : associations d'usagers, associations d'environnement, institutions et collectivités, gestionnaires d'espaces protégés... Ce qui montre l’intérêt de tous pour coopérer à la bonne gestion des littoraux.

Un compte-rendu sera bien sûr mis en ligne suite à cette expérience.

Rappel : Le programme national, en cours de mise en place, a permis déjà l'édition d'une exposition (5 panneaux) que vous pouvez voir en cliquetant sur l'annexe ci-dessous. Vous trouverez également ci-dessous une note de présentation du programme national qui se prépare, et le Communiqué de presse du comptage.

jeudi 22 mars 2012

27 mars : AG ; 28 mars : TV !

Nous vous proposons deux petites soirées en notre compagnie !

L'Assemblée Générale de notre association va se tenir le mardi 27 mars à 18h30 à la Citadelle du Château d'Oléron. C'est l'occasion de faire un point d'étape avec les adhérents et les partenaires. Toute personne intéressée par nos actions et la vie de l'association est la bienvenue.

Le 28 mars, sur France 3, vous regarderez peut-être l'émission "Des racines & des ailes", dont un reportage nous sera consacré. Une équipe de tournage est venue dernièrement filmer nos actions sur l'estran, en particulier une marée de sensibilisation des pêcheurs à pied avec les bénévoles et une découverte de la concession scientifique de Chassiron.

mardi 6 mars 2012

Nette amélioration des pêcheurs à pied

Parfois on peut le prouver : la sensibilisation, ça marche. Grâce à notre suivi de la pêche à pied, nous pouvons mesurer un certain nombre de progrès dans les comportements des pêcheurs à pied sur Marennes-Oléron. Avec 4 ans de recul, nous voyons de nettes évolutions dans les chiffres. Nous attribuons ces progrès à tous les efforts réalisés par différents acteurs locaux : distribution de réglettes et dépliants, panneaux d'information, articles de presse, réunions publiques, marées de sensibilisation... Un dispositif complet, qui porte donc ses fruits.

Pour le moment, nous avons examiné deux sites que nous avons particulièrement étudiés :

1 / La plage de Boyardville, où se pratique surtout la pêche des coques et des couteaux, par un public familial et touristique.
Au début de nos travaux, seuls 5 % des pêcheurs à pied connaissaient la réglementation. Aujourd'hui, on est à 40 % environ, ce qui pour un public toujours changeant et très occasionnel en majorité, est un bon résultat. Le respect de cette réglementation est aussi en progression : dans les paniers en 2006, seules 20 % des coques étaient maillées. En 2007, c'était à peine 10 % (le gisement était très faible cette année là). En 2010, nous dépassons les 60 % de coques réglementaires. Ce n'est pas encore parfait mais la tendance est très prometteuse ! Arriver à 100 % de coques maillées dans les paniers reste l'objectif idéal, qui garantirait réellement la pérennité de l'activité de pêche à pied sur ce site. Nous en approchons peu à peu.

2 / La vasière de Saint-Trojan-les-Bains est devenue, depuis la fermeture de la pêche à pied à Bellevue en 2004 (Réserve naturelle), le principal site de pêche aux palourdes d'Oléron.
Malgré un gisement qui est assez dégradé (il est difficile de se contenter de grosses palourdes, car elles sont assez rares !), nous observons que le taux de respect de la maille est passé de 50 % à 70 %. C'est la preuve que les pêcheurs font un réel effort. Sur ce site où l'on trouve plus d'habitués, la connaissance de la réglementation atteint les 60 % en 2010 (elle n'était que de 20 % environ en 2006). Il reste des points à améliorer car une grande majorité de paniers contiennent encore quelques palourdes un peu petites...

Ces chiffres datent de 2010, et on peut donc imaginer que les progrès ont continué depuis. Nous pourrons faire un nouveau point dans les prochaines années.
En tous cas, la tendance est très encourageante. C'est la preuve que les pêcheurs à pied comprennent très bien la nécessité de faire mieux attention aux gisements. Le bénéfice sera pour eux, car non seulement l'on évitera des mesures restrictives, mais en plus les gisements ne peuvent que s’améliorer, et ainsi la qualité de la pêche pour chacun !

vendredi 17 février 2012

Le 8 avril : comptage national des pêcheurs à pied

La technique de comptage des pêcheurs à pied aux grandes marées, expérimentée sur Marennes-Oléron puis à l'échelle du futur parc naturel marin, va pour la première fois être mise en place sur toutes les côtes de France : une opération peu banale ! Pour réaliser ce comptage simultané, il nous faudra mobiliser plusieurs centaines de personnes.

Le principe est fort simple : lors de la grande marée du 8 avril prochain, qui se situe au milieu du weekend de Pâques, il s'agira de compter en même temps les pêcheurs à pied qui sont présents, d'Hendaye à la Baie de Somme, en passant par Chassiron et le Mont Saint-Michel...

Les objectifs de l'opération sont nombreux. Le plus évident est d'améliorer notre connaissance de la pêche à pied. Cela permet d'adapter les solutions pour que l'activité perdure. Et cela fonctionne : à Marennes-Oléron, les actions pédagogiques mises en place avec tous nos partenaires ont conduit les pêcheurs à améliorer nettement leurs récoltes et leur connaissance des réglementations - cela fera l'objet d'un prochain article sur ce blog. Un autre objectif est de mettre en place petit à petit un réseau d'observateurs, car un seul comptage ne suffit pas à faire des conclusions (il faut pour cela cumuler un certain nombre de données fiables et représentatives de différents cas de figure).

A ce stade, nous essayons de trouver, un peu partout sur le littoral, des structures locales qui pourraient relayer l’opération et mobiliser chacune quelques dizaines de "compteurs" bénévoles pour couvrir un certain périmètre. Nous espérons couvrir ainsi toute la façade, et c'est en bonne voie.

Ensuite il faudra trouver des personnes volontaires et disponibles à l'heure de la marée basse. Nous espérons pouvoir compter (c'est le cas de le dire) sur nos fidèles bénévoles, qui ont déjà réalisé plus de 30 comptages depuis 2006 dans la région. Mais ailleurs, il faudra constituer ces équipes. A chacun, il sera fourni une carte pour situer précisément les secteurs et les points de comptages, une fiche de relevés, et un numéro de téléphone local pour envoyer les résultats. Une fois rassemblés, tous ces chiffres nous donneront une estimation de la fréquentation pour les conditions du jour. Le comptage en lui-même est assez rapide (1/2 heure au maximum à y consacrer) mais doit être rigoureux et effectué à une heure précise.

Nous savons grâce à IFREMER et BVA que près de 1,8 millions de français s'adonnent à ce loisir chaque année. Combien seront-ils sur le terrain pour profiter de cette grande marée de printemps ? Nous le saurons très bientôt !

Si vous êtes intéressé pour participer, vous pouvez d'ores et déjà vous signaler en utilisant la rubrique "contact" de ce site. Prochainement, nous vous indiquerons sur ce même blog la liste des relais locaux et leurs coordonnées. D'avance, merci pour votre contribution, pour cette grande première !!

mardi 31 janvier 2012

De Rio à Oléron... Vidéo

2012 c'est (entre autres) 20 ans après "Rio", le sommet de la Terre qui avait popularisé la notion de développement durable et les Agendas 21. Ces Agendas se mettent en place petit à petit.

Celui de la communauté de communes de l'Ile d'Oléron est prêt depuis 2011. Il est même entré dans une phase de suivi et d'amélioration permanente, ouverte à la contribution de chacun. L'association "DéPart" (Démarches Participatives) accompagne cet Agenda 21, en coopération avec IODDE / CPIE Marennes-Oléron. Seul Agenda de Poitou-Charentes en phase de labellisation par le Ministère actuellement, le projet oléronais a fait l'objet d'un tournage et d'interviews par le journaliste Benoît Théau (Igapura). Vous pouvez voir ce document ici :

http://www.positive-rio.tv/video/19

dimanche 15 janvier 2012

Les vélelles

Nous avons été sollicités à plusieurs reprises pour déterminer une espèce marine aux allures quelque peu étranges, qui s'est échouée en masse cet automne à l'ouest d'Oléron. Nombreux sont les promeneurs qui ont été intrigués par ces "bestioles" bleues, sans queue ni tête...

Il s'agit en fait de vélelles (nom scientifique : velella velella : facile, pour une fois !). Ce sont des organismes marins, pélagiques, c'est à dire qu'ils flottent au gré des courants. Ils sont rattachés au groupe des cnidaires, comme les méduses, les anémones de mer ou encore les coraux.

Chaque unité est en fait constituée d'une colonie de centaines de polypes, qui sont organisés et remplissent diverses fonctions. Elle possède un disque cartilagineux qui contient des poches d'air. Ce flotteur est surmonté d'une voile, qui reste normalement hors de l'eau, et qui augmente ses possibilités de déplacements en combinant le vent et les courants. La petite voile est d'ailleurs orientée de biais par rapport à l'axe principal de la colonie, ce qui est peu banal.
Sous l'eau, un polype est chargé de la nutrition (un gastrozoïde, situé au centre, capture le zooplancton). D'autres sont là en périphérie pour défendre l'organisme par la production de substances faiblement urticantes (ce sont les dactylozoïdes), sans danger pour l'homme. D'autres enfin gèrent la reproduction : ce sont bien sûr les gonozoïdes ! Sur les animaux échoués, on ne distingue pas tous ces éléments. Pour briller en société lors de vos soupers mondains, rappelons également que les organismes qui vivent comme les vélelles, à la surface des océans, constituent le pleuston.

La bête mesure jusqu'à 6 centimètres de diamètre. Sa couleur bleue est due à des protéines pigmentées. Après quelques jours, elle sèche et devient translucide.

Les vélelles ont aussi un nom local, mieux connu dans les Landes et au Pays basque : les "barques de la Saint-Jean". Sur la côte d'Azur on les nomme "méduses voilettes". Du fait de leur mode de dispersion, on les trouve un peu partout dans le monde, essentiellement dans les eaux chaudes.

Dans les proches familles, on connaît mieux la Physalie (appelée aussi galère portugaise), cette fois une vraie méduse, et qui est très urticante. Cette espèce possède également un flotteur (beaucoup plus grand, et sans "voile"), est aussi composée d'une multitude de polypes différenciés, et est de couleur bleue. L'image ci-dessous montre une physalie échouée sur une plage des Canaries, en décembre dernier.

Pour voir de magnifiques images de détails sur les vélelles, nous vous conseillons l'excellente vidéo (ainsi que les photos) des "chroniques du plancton" (CNRS) : http://www.planktonchronicles.org/fr/episode/16.

Et bien sûr l'incontournable site Doris (Fédération nationale de plongée sous-marine), pour fouiller et découvrir des présentations de très nombreuses espèces marines : http://doris.ffessm.fr/accueil.asp .

- page 1 de 12